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Les aveux glaçants de Cédric Jubillar : le récit d’une nuit tragique enfin dévoilé

Le choc post-acte : tétanisé devant le corps

Après avoir serré le cou de Delphine jusqu’à ce qu’elle s’effondre, Cédric Jubillar reste figé. “Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants.” Ce moment de lucidité tardive est souvent décrit dans les affaires de féminicide comme un “réveil brutal” après un accès de rage incontrôlée. Mais au lieu d’appeler les secours, l’homme pense d’abord à ses enfants, Louis et Mia, âgés de 6 et 2 ans à l’époque.

Il explique avoir voulu leur éviter la vision traumatisante de leur mère inanimée. Alors, il charge le corps sur son épaule et le dépose dans le coffre de sa voiture. Cette décision, prise dans l’urgence, marque le début d’une tentative de dissimulation qui durera plus de cinq ans. Pour beaucoup de spécialistes en droit pénal, cette réaction est typique : après un crime passionnel, le coupable cherche souvent à effacer les preuves avant même de réaliser pleinement les conséquences juridiques de ses actes.

La mise en scène macabre : enterrement et dissimulation

Une fois le corps dans le coffre, Cédric Jubillar prend le volant. Il parcourt une dizaine de kilomètres, jusqu’à un champ situé non loin de leur domicile. Là, il se souvient d’avoir vu des monticules de terreau lors d’un chantier précédent. “Je me suis dit que j’allais la mettre là-bas”, confie-t-il aux enquêteurs. Sans outil, il creuse la terre à mains nues et enterre sommairement la dépouille de Delphine.

Ce geste, bien que macabre, révèle une certaine logique pragmatique. L’artisan, habitué à travailler sur des chantiers, connaissait le terrain. Mais cette précipitation a aussi ses failles : le corps n’a été retrouvé que grâce à ses propres indications, après des années de recherches infructueuses. Les enquêteurs avaient pourtant ratissé la zone à plusieurs reprises, sans succès. Ce n’est qu’après ses aveux écrits, le 6 juillet 2026, que la dépouille a été exhumée.

Après l’enterrement, Cédric Jubillar rentre chez lui. Il vérifie que ses enfants dorment toujours, puis se débarrasse de quelques objets compromettants : une paire de chaussures, un manteau et le téléphone de Delphine. Il les jette dans la poubelle d’un voisin. Ce geste, presque anodin, montre une tentative de nettoyage des preuves, mais il est trop tard. Les enquêteurs avaient déjà ciblé le mari comme principal suspect, en raison de ses contradictions et de son comportement jugé troublant dès les premières heures de la disparition.


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