INSOLITE
L’erreur que beaucoup commettent avec leur récupérateur d’eau de pluie (et qui peut coûter 45 000 €)

Les usages autorisés (et ceux qui sont interdits)
Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain. La loi n’interdit pas l’utilisation de l’eau de pluie. Elle l’encadre. Et c’est une nuance fondamentale. Voici ce que vous avez le droit de faire sans aucun problème :
- Arroser votre jardin : c’est l’usage le plus courant et totalement autorisé. Que ce soit pour les fleurs, la pelouse ou les arbres, vous êtes dans la légalité.
- Laver votre voiture : à condition de le faire à l’extérieur, sur un terrain privé, c’est parfaitement permis.
- Remplir un bassin ou une mare : pour un usage décoratif, aucun souci.
- Alimenter un système d’arrosage goutte-à-goutte : très efficace et autorisé.
En revanche, voici ce qui est totalement interdit sans autorisation préfectorale et sans dispositif de traitement adapté :
- Utiliser l’eau de pluie pour la boisson ou la cuisine : c’est le cas le plus grave. Même si vous filtrez, la loi considère que le risque est trop élevé.
- Se doucher ou se baigner avec : les bactéries et les polluants peuvent passer à travers la peau.
- Alimenter les chasses d’eau des toilettes : c’est autorisé sous conditions strictes (tuyaux distincts, étiquetage, disconnecteur), mais si vous le faites sans respecter les normes, vous êtes hors-la-loi.
- Laver le linge : interdit sauf dans les bâtiments publics après étude de risque.
Le piège, c’est que beaucoup de gens pensent qu’un simple filtre suffit. Mais la loi ne fait pas de différence entre une eau filtrée et une eau non filtrée pour ces usages. Tant que l’eau vient du ciel, elle est considérée comme non potable.



