INSOLITE

L’ère 1945-2026 : Décryptage d’une époque qui s’achève

Les piliers de cette prospérité

  • L’interventionnisme d’État : Planification, nationalisations, grands travaux.
  • L’essor du salariat : CDI, protection sociale, pouvoir d’achat en hausse.
  • La révolution des modes de vie : Urbanisation, motorisation, électroménager.

Ce modèle a fonctionné tant que la concurrence internationale était limitée et que les ressources énergétiques étaient bon marché. Mais dès que le vent a tourné, les fragilités sont apparues.

1975-2000 : La fin des certitudes et l’entrée dans la modernité liquide

À partir du milieu des années 1970, le monde change de braquet. La croissance ralentit, le chômage s’installe durablement au-dessus de 8 %. Les entreprises commencent à délocaliser, la mondialisation s’accélère. C’est l’époque où l’on parle de « crise » comme d’un état permanent.

Sur le plan technologique, l’informatique personnelle fait son apparition. IBM lance son premier PC en 1981. Apple suit avec le Macintosh en 1984. Le Web public naît en 1991. En une décennie à peine, le monde bascule dans l’ère numérique. Les métiers se transforment, certains disparaissent (dactylos, standardistes), d’autres émergent (webmasters, community managers).

Cette période est aussi celle de la financiarisation de l’économie. Les marchés financiers prennent le pouvoir, les actionnaires exigent des rendements toujours plus élevés. Le krach de 1987, la bulle Internet en 2000 : les signes d’instabilité se multiplient. La génération X, née entre 1965 et 1980, est la première à connaître la précarité comme horizon possible. Fini le CDI à vie, place aux contrats courts, au freelancing, à l’incertitude.

Les grandes ruptures de cette époque

  • La fin du plein-emploi : Le chômage de masse devient structurel.
  • L’essor d’Internet : Une révolution aussi profonde que l’imprimerie.
  • La montée des inégalités : Les 1 % les plus riches captent l’essentiel des gains de productivité.

Cette période a profondément marqué les esprits. On y a perdu l’insouciance des Trente Glorieuses, mais on y a gagné en liberté individuelle. Le lien social s’est distendu, remplacé par des communautés virtuelles. La quête de sens est devenue centrale.


Previous page 1 2 3 4Next page

Related Articles

Back to top button