Léa Salamé et Raphaël Glucksmann : retour sur leur coup de foudre en direct dans On n’est pas couché

Un couple public, deux carrières sous tension
Cette discrétion contraste avec l’exposition médiatique de leurs vies professionnelles. D’un côté, Léa Salamé s’est imposée comme l’une des journalistes les plus en vue de sa génération. Après On n’est pas couché, elle a animé Stupéfiant !, coanimé L’Émission politique, puis a rejoint le JT de 20 heures de France 2, d’abord en duo avec Julian Bugier, puis seule aux commandes. De l’autre, Raphaël Glucksmann a franchi le pas de l’engagement politique en fondant son mouvement Place publique, puis en s’alliant avec le Parti socialiste. Il a été élu député européen en 2019, puis réélu en 2024.
Cette configuration est inédite : jamais un candidat crédible à la présidentielle n’a eu une compagne présentant le journal télévisé de la principale chaîne publique française. Le problème de l’impartialité s’est donc posé avec une acuité particulière dès l’annonce imminente de la candidature de Glucksmann.
Le retrait temporaire de Léa Salamé du 20 heures
La décision a été prise en amont, dans le calme et la concertation. Léa Salamé a évoqué son retrait temporaire avec la direction de France Télévisions bien avant l’officialisation de la candidature de son compagnon. Le principe est simple : pour éviter tout conflit d’intérêts apparent, la journaliste ne présentera pas le JT de 20 heures pendant la campagne. C’est Jean-Baptiste Marteau qui la remplace à l’antenne, le temps de quelques mois.
Ce n’est pas une première pour elle. Lors des deux dernières élections européennes, elle avait déjà mis sa carrière entre parenthèses afin de laisser son compagnon mener sa campagne sereinement, sans que le moindre doute ne puisse planer sur son indépendance professionnelle. Une position exigeante, qui montre à quel point elle prend au sérieux les règles déontologiques de son métier.
Mais cette décision, aussi légitime soit-elle, n’a pas manqué de faire réagir. Sur les réseaux sociaux et dans certains médias, des voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un sacrifice professionnel. Certains internautes s’indignent : “Pourquoi est-ce toujours à la femme de céder sa carrière ?” D’autres estiment que ce choix est le seul possible pour préserver la crédibilité de la journaliste. Les critiques fusent, parfois violentes, et le débat dépasse largement le simple cadre médiatique.



