INSOLITE

“La justice a échoué” : après cinq ans d’attente, un père tue l’assassin présumé de son fils pour une dette de 25 euros

L’avocat de la famille : “La douleur de la perte de son fils a été atroce”

Un geste que même son avocat n’avait pas vu venir

Fabrizio Federici, l’avocat qui assiste la famille Palozzi depuis le début de cette tragédie, a été pris de court. Il savait son client rongé par la douleur, il savait la rage qui l’habitait, mais il ne pensait pas que cela irait jusque-là.

“Je ne sais pas ce qui s’est passé”, confie-t-il aux médias italiens. “J’aurais pu m’attendre à un geste imprudent de la part de Guglielmo après l’acquittement, mais plus maintenant, quelques mois après la condamnation en appel.”

Pour l’avocat, ce geste n’est pas celui d’un criminel froid, mais celui d’un homme brisé. “Ce qui est sûr, c’est que la douleur de la perte de son fils a été véritablement atroce”, ajoute-t-il. Une douleur que cinq années de procédures judiciaires, d’espoirs et de désillusions, n’ont fait qu’exacerber.

“C’est la justice qui a échoué”

Sans cautionner le geste de son client, Me Federici pointe du doigt ce qu’il juge être les failles du système judiciaire italien. Les revirements de jurisprudence, les acquittements suivis de condamnations, puis les remises en liberté… Tout cela a poussé Guglielmo Palozzi au bord du gouffre.

“Quand la justice ne répond pas, quand elle semble se contredire, quand le meurtrier de votre fils peut marcher librement pendant que vous pleurez… La colère devient trop forte », analyse-t-il.

L’Italie divisée entre compréhension et condamnation

Un soutien populaire inattendu

L’affaire a fait grand bruit en Italie. Et comme souvent dans ce genre de drame, l’opinion publique est partagée. Sur les réseaux sociaux et les plateaux télé, une partie des Italiens exprime ouvertement son soutien à Guglielmo Palozzi.

“Je comprends sa douleur”, “Il a fait ce que la justice n’a pas su faire”, “Cinq ans d’attente pour ça, qui ne craquerait pas ?”… Les commentaires de soutien sont nombreux. Pour beaucoup, ce père n’est pas un assassin, c’est une victime supplémentaire du système.

“On ne peut pas se faire justice soi-même”

À l’inverse, d’autres voix s’élèvent pour condamner fermement le passage à l’acte. “On ne peut pas se faire justice soi-même”, “C’est une défaite de l’État de droit”, “Qui sommes-nous si chacun prend un revolver ?”… Autant d’arguments qui rappellent les principes fondamentaux de la justice moderne.

Même ceux qui comprennent la souffrance de Guglielmo Palozzi reconnaissent que la justice ne peut fonctionner si chacun décide de la rendre à sa manière. Le père va maintenant devoir répondre de son acte. Lui qui attendait que justice soit faite pour son fils, va être jugé pour homicide volontaire.

Previous page 1 2 3Next page

Related Articles

Back to top button