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Justine Bateman, héroïne de Sacrée Famille, affiche ses rides avec sérénité et dit non au Botox à 57 ans

« Je m’en fiche complètement » : son refus catégorique de la chirurgie esthétique

Interrogée par l’émission 60 Minutes Australia, Justine Bateman a eu des mots simples et tranchants. « Je m’en fiche complètement. Je me trouve très bien. » Une phrase qui a fait le tour de la planète, telle une bouffée d’air frais. Elle ne cache pas avoir ressenti de la pression, surtout lorsqu’elle scrollait les commentaires sur ses propres photos. Pourtant, elle n’a jamais envisagé sérieusement de franchir le pas du Botox visage ou de tout autre soin anti-âge invasif.

Pousser sa réflexion plus loin l’a même conduite à écrire un livre entier sur le sujet. En 2021, elle publiait Face : One Square Foot of Skin, un essai qui décortique la manière dont la société perçoit les visages des femmes mûres. Elle y raconte comment, devant son miroir, elle a dû apprendre à lire son propre visage avec d’autres yeux, à désapprendre les réflexes de honte inculqués par des décennies de publicités pour crèmes antirides. Pour elle, chaque ride a une histoire, et effacer ces traces reviendrait à effacer une partie de son identité.

Ce positionnement la place en marge d’une tendance lourde où le marché mondial des soins esthétiques représente plusieurs milliards de dollars. Alors que des influenceuses vantent les mérites des injections préventives dès 25 ans, elle revendique au contraire un vieillissement naturel, sans artifice. Une approche qui séduit de plus en plus de femmes en quête de modèles alternatifs, loin des filtres Instagram et des visages uniformisés par la médecine esthétique à outrance.

Au-delà du visage : une reconversion réussie loin des diktats

Si son apparence fait tant parler, c’est peut-être parce que l’on oublie trop souvent que Justine Bateman a depuis longtemps troqué le statut d’actrice star contre une carrière plurielle. Diplômée en informatique et gestion des systèmes numériques, elle a réalisé plusieurs courts-métrages et a signé des livres acclamés sur l’éthique de la célébrité. Elle enseigne à UCLA et intervient régulièrement sur les liens entre technologie et société. Son visage n’est plus son unique outil de travail.

En refusant la chirurgie esthétique, elle reste cohérente avec son parcours. Son apparence n’est pas le cœur de son identité. Elle peut encore jouer la comédie, écrire, réaliser, donner des conférences, sans que ses rides ne changent quoi que ce soit à son talent. Une liberté que beaucoup d’actrices peinent à conquérir, enfermées dans un système qui leur interdit de vieillir. Les rôles se raréfient après 45 ans pour les femmes, poussant certaines à dépenser des fortunes en lifting cervico-facial ou en injections régulières pour rester « bankable ». Justine Bateman choisit la voie inverse et prouve par l’exemple que l’on peut exister pleinement sans renier son âge.


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