Jean Reno à New York : voisin de Marc Levy, proche de Robert De Niro, et sans aucun regret

Un voisinage de prestige
« Il y a des gens avec lesquels je m’entends bien. Des Français, comme Marc Lévy… et des Américains comme Robert de Niro, qui n’habite pas loin », avait-il renchéri.
« Je dis qu’il ne faut pas rencontrer ses idoles : on est souvent déçu. Mais Robert fait partie de ces rares légendes qui gagnent à être connues, c’est quelqu’un de très profond. »
De Niro, Reno : deux monstres sacrés du cinéma, voisins à New York. L’image est belle. L’amitié, réelle. Ils se sont rencontrés il y a des années sur un tournage, et depuis, ils sont restés en contact. De Niro a même participé à une soirée de charité organisée par Reno. Une amitié solide, discrète, faite de respect mutuel.
« En France, on vous regarde comme un fou »
À ses yeux, les opportunités sont infinies à New York. « En Amérique, si vous parlez d’ouvrir un magasin de bonbons, tout le monde trouvera l’idée formidable. En France, on vous regardera comme un fou », a renchéri l’acteur de 76 ans.
Une critique acerbe de la mentalité française, trop frileuse, trop critique, trop pessimiste. Un plaidoyer pour l’esprit d’entreprise, l’audace, la liberté. En France, dit Reno, on a peur de l’échec. On préfère critiquer plutôt que d’encourager. On préfère rester dans son coin plutôt que de prendre des risques. À New York, c’est l’inverse. On ose. On tente. On échoue. On recommencement.
« Je n’aime plus du tout Paris »
L’acteur, qui s’est marié dans le sud de la France en 2006, avoue ne plus du tout aimer Paris. La ville Lumière l’épuise, l’agace, l’étouffe. Il lui préfère le sud, les Baux-de-Provence, sa maison, son jardin, le calme.
Paris, c’est la circulation, la pollution, les embouteillages, le stress. Paris, ce sont les gens pressés, les klaxons, les travaux. Paris, ce sont les loyers chers, les apparts exigus, les nuits agitées. Bref, Paris n’est plus ce qu’elle était.
Le paradoxe d’un acteur français à New York
Jean Reno reste un acteur français. Il tourne encore en France, quand le scénario l’intéresse. Il donne son avis sur le cinéma français. Il défend la culture française. Mais il ne veut plus y vivre. Il veut garder ses distances, pour mieux apprécier ce qui lui plaît.
New York, c’est le meilleur des deux mondes : l’énergie américaine, la liberté, les opportunités, et en même temps une forte communauté française, des amis, des repères. On y parle anglais, mais on y parle aussi français. On y mange des bagels, mais aussi des croissants. On y vit américain, mais on y reste français.
Ce qu’il faut retenir
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Jean Reno vit à New York depuis plusieurs années, dans le quartier de Greenwich Village.
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Il est voisin de l’écrivain Marc Levy.
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Il est aussi proche de Robert De Niro.
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Il ne regrette pas la France : « La France ne me manque pas », dit-il.
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Il préfère New York à Los Angeles : il y a souffert de la solitude.
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Il critique la mentalité française : « En France, on vous regarde comme un fou. »
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Il n’aime plus Paris mais adore le sud de la France.
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Il a six enfants et une vie de famille épanouie.
Conclusion : New York, le bon choix
Jean Reno a 76 ans. Il a tourné avec les plus grands (Luc Besson, Francis Veber, Jean-Pierre Jeunet, Robert De Niro, George Clooney). Il a joué dans des films cultes. Il a connu la gloire, l’argent, les voyages. Et aujourd’hui, il a choisi New York.
Pourquoi ? Parce qu’il y a rencontré sa femme. Parce qu’il y a des amis. Parce qu’il y respire. Parce qu’il y est libre. Parce qu’à New York, on peut être Français et Américain, acteur et écrivain, père et grand-père. On peut ouvrir un magasin de bonbons sans qu’on vous prenne pour un fou.
Alors, ce vendredi soir, en regardant « L’opération Corned Beef », souvenez-vous que derrière l’acteur, il y a un homme. Un homme heureux. Un homme qui a su choisir sa vie. Et qui, à 76 ans, n’a aucun regret.
New York, c’est son refuge. C’est son inspiration. C’est son équilibre. Et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas.



