Jean-Louis de L’Amour est dans le pré : l’agriculteur du Tarn bouleversé après la macabre découverte à quelques mètres de son exploitation

Un soutien sans faille au propriétaire du terrain
Au-delà de son émotion personnelle, Jean-Louis a tenu à apporter un soutien clair à l’homme qui possède le terrain où les restes de Delphine Jubillar ont été découverts. Il connaît ce propriétaire, comme on se connaît entre voisins dans ces campagnes où le lien social reste fort. « C’est quelqu’un de bien, un travailleur qui n’a rien demandé à personne », martèle-t-il. Sa défense est vigoureuse, presque fraternelle. Il refuse catégoriquement qu’une quelconque suspicion puisse peser sur un agriculteur qui n’a fait qu’exploiter sa terre en toute bonne foi.
L’argument de Jean-Louis est celui du bon sens paysan. Comment un homme, aussi attentif soit-il à ses parcelles, pourrait-il déceler ce qui est enfoui profondément sous le sol ? La terre ne révèle pas ses secrets facilement, et c’est souvent le hasard ou les intempéries qui font remonter à la surface ce que l’on croyait disparu. L’agriculteur de Saint-Sernin-les-Mailhoc rappelle qu’une centaine de mètres seulement sépare son exploitation du lieu de la découverte, ce qui le rend particulièrement sensible à la situation de son voisin. Il a vu cet homme traverser des jours sombres depuis que les enquêteurs ont bouleversé son quotidien, et il souhaite que la lumière soit faite sur l’affaire sans que le propriétaire des lieux ne devienne un bouc émissaire.



