“Je Vis avec un Bigorexique” : Nolwenn Leroy Se Confie sur l’Addiction au Sport de Son Mari Arnaud Clément

Arnaud Clément : Portrait d’un Champion devenu Accro au Sport
Pourquoi Arnaud Clément est-il devenu bigorexique ? La réponse tient probablement dans son parcours.
L’enfant de la balle
Arnaud Clément a commencé le tennis tout petit. Très vite, il s’est entraîné dur, très dur. Son corps a été façonné par des années de compétition, de dépassement, de souffrance acceptée.
Les sommets atteints
Finaliste à l’Open d’Australie, vainqueur en double à Wimbledon, capitaine de Coupe Davis : Arnaud a connu les plus hauts sommets. Ces succès ont renforcé son addiction : puisque le sport lui a tout donné, pourquoi s’arrêter ?
La reconversion difficile
Quand on a été champion, raccrocher est terrible. Le corps n’est plus ce qu’il était, mais la tête, elle, reste en mode compétition. Beaucoup d’anciens sportifs de haut niveau basculent dans la bigorexie après leur carrière, faute de pouvoir supporter le vide laissé par la compétition.
Le confinement : accélérateur d’addiction
Le psychologue Maria Hejnar note que les cas de bigorexie se sont multipliés pendant la pandémie de Covid-19. Privés de compétitions, certains sportifs se sont rabattus sur une pratique solitaire et intensive. Pour Arnaud Clément, cette période a sans doute renforcé des comportements déjà bien installés.
Peut-On Soigner la Bigorexie ? Les Solutions pour Arnaud Clément
Bonne nouvelle : oui, la bigorexie se soigne. Mais le chemin est long.
La prise de conscience, première étape
Toute addiction commence à se soigner quand le patient reconnaît qu’il a un problème. Arnaud Clément en est-il conscient ? Nolwenn Leroy n’en dit rien. Mais son témoignage public est peut-être une façon de l’aider à prendre conscience.
Consulter un médecin traitant
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le bigorexique n’est pas obligé de consulter directement un psychologue. Il peut d’abord en parler à son médecin traitant, qui pourra l’orienter vers un médecin du sport ou un service spécialisé.
Éviter les services d’addictologie
Surprise : les services spécialisés en addictologie ne sont pas recommandés pour les bigorexiques. Pourquoi ? Parce que ces patients ne se sentent pas concernés par les autres addictions (alcool, drogues). Ils ont du mal à s’identifier aux autres patients et peuvent rejeter la prise en charge.
Comprendre les mécanismes
Le travail thérapeutique consiste d’abord à comprendre pourquoi on en est arrivé là. Quels manques le sport vient-il combler ? Quelles angoisses apaise-t-il ? Ce travail sur soi est essentiel pour éviter les rechutes.
Apprendre à gérer ses émotions autrement
La sophrologie, la relaxation, la méditation peuvent aider le bigorexique à gérer ses pulsions sportives sans céder systématiquement. Apprendre à ressentir son corps autrement que dans l’effort.
Modifier progressivement son rapport au sport
Il ne s’agit pas d’arrêter le sport, ce qui serait impossible et peut-être même dangereux. Il s’agit de diversifier sa pratique, de retrouver du plaisir dans l’activité plutôt que dans la performance, de pratiquer des sports collectifs pour renouer avec le lien social.
Diversifier, Ralentir, Partager : Les Clés d’une Guérison Durable
Quelques pistes concrètes pour Arnaud Clément et tous les bigorexiques.
Le sport collectif
Après des années de tennis individuel, pourquoi ne pas se tourner vers des sports d’équipe ? Le plaisir du collectif, la coopération, la convivialité peuvent aider à relativiser la performance individuelle.
Les activités douces
Yoga, Pilates, stretching : ces activités apprennent à écouter son corps autrement, à respecter ses limites, à trouver le bien-être sans l’épuisement.
La régularité plutôt que l’intensité
Un bigorexique doit apprendre à programmer des séances raisonnables, régulières, plutôt que des exploits ponctuels suivis de blessures.
Impliquer la famille
Partager des activités sportives avec Nolwenn et Marin pourrait aider Arnaud à intégrer sa pratique dans la vie familiale plutôt que de l’en extraire.
CONCLUSION
Nolwenn Leroy a fait preuve de courage en évoquant publiquement la bigorexie de son mari. Dans une société où le sport est valorisé, glorifié, où l’on encourage le “no pain no gain”, il est difficile d’admettre que trop de sport peut être une maladie. Encore plus difficile quand on est l’épouse d’un champion.
“Je suis obligée”, a-t-elle dit. Cette petite phrase dit l’usure, l’adaptation permanente, l’effort pour suivre le rythme imposé par l’autre. Mais elle dit aussi l’amour, la fidélité, la volonté de faire fonctionner le couple malgré tout.
Arnaud Clément peut-il guérir ? Oui, s’il le veut. Oui, s’il prend conscience. Oui, s’il accepte de ralentir, de diversifier, de partager. La route est longue, mais elle existe.
En attendant, Nolwenn continue de chanter, de vivre en Provence, d’élever Marin. Et parfois, le week-end, elle enfile ses baskets et elle court. Parce qu’elle est obligée, un peu. Mais aussi parce que c’est son homme, et qu’on aime aussi les défauts de ceux qu’on aime.
Et vous, connaissiez-vous la bigorexie ? Avez-vous déjà vécu avec quelqu’un dont l’addiction au sport perturbait la vie de couple ? Pensez-vous que Nolwenn Leroy a raison d’en parler ouvertement, ou aurait-elle dû rester discrète sur ce sujet intime ?



