“Je n’ai jamais renoncé à l’amour” : Gisèle Pelicot se confie un an après le procès des viols de Mazan

“On est comme deux adolescents”
La phrase la plus touchante de son interview est peut-être celle-ci :
“On est comme deux adolescents.”
Elle dit la fraîcheur des débuts, la légèreté retrouvée, la joie simple d’être ensemble. Elle rappelle que l’amour ne connaît pas d’âge. À 73 ans, on peut aimer avec la même intensité qu’à 20 ans.
Une vie à 100 à l’heure
Gisèle Pelicot ne se contente pas de survivre. Elle vit. Pleinement, intensément. Elle profite de sa santé, savoure chaque instant. Elle se décrit comme “heureuse, sereine et apaisée”.
Ces mots, après tout ce qu’elle a traversé, ont une force particulière. Ils disent que la vie est plus forte que tout. Que la joie puisse renaître, même après l’indicible.
Les leçons de son parcours
La force de la parole
Gisèle Pelicot a choisi la parole contre le silence. Elle a refusé le huis clos, imposé la transparence et porté son histoire au grand jour.
Cette parole a eu un effet libérateur pour elle et pour tant d’autres. Elle a montré qu’on peut parler de l’horreur sans s’y enfermer. Qu’on peut témoigner sans devenir prisonnier de son témoignage.
La distinction essentielle
Dans son message, Gisèle Pelicot insiste sur un point crucial : elle refuse les amalgames. Ses agresseurs sont des criminels, mais ils ne représentent pas tous les hommes.
Cette distinction est essentielle. Elle protège l’idée du lien, la possibilité d’aimer et la confiance en l’autre. Elle évite de tomber dans la généralisation haineuse qui enfermerait autant que le silence.
La résilience possible
Son parcours montre que la résilience est possible. Pas facile, pas linéaire, pas miraculeuse. Possible.
Avec du temps, du soutien et de la volonté, on peut se reconstruire. On peut retrouver la joie. On peut aimer à nouveau.
Ce qu’il faut retenir
Les points clés
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Gisèle Pelicot a été victime de son mari, Dominique Pelicot, qui l’a droguée et livrée à des dizaines d’hommes
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Le procès des viols de Mazan s’est tenu en 2025, avec 51 accusés
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Son livre, “Et la joie de vivre”, est publié le 17 février 2026 chez Flammarion
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Dans son interview, elle parle de reconstruction, de cicatrisation, d’amour retrouvé
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Elle vit aujourd’hui avec un nouvel homme, qu’elle décrit comme “merveilleux”
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Son message : on peut renaître après l’horreur, sans oublier, sans pardonner, mais en avançant
Son message à la société
Gisèle Pelicot ne se contente pas de raconter son histoire. Elle appelle à une prise de conscience collective sur les violences sexuelles, sur l’éducation, sur ce qui doit changer.
Elle invite à regarder la réalité en face, sans détour. Mais elle rappelle aussi que la haine n’est pas une solution. Que la dignité est plus forte que la colère.
Conclusion : la joie de vivre, malgré tout
Gisèle Pelicot aurait pu sombrer. Elle aurait pu se laisser engloutir par la haine, par la douleur, par l’amertume. Elle aurait pu disparaître dans le silence et l’oubli.
Elle a choisi autre chose. La lumière. La parole. La transparence. Et aujourd’hui, la joie de vivre.
Son parcours est une leçon. Une leçon de courage, de dignité et de résilience. Une leçon qui dit que même après l’indicible, on peut encore aimer. Même après une trahison absolue, on peut encore faire confiance. Même après l’horreur, on peut encore sourire.
Gisèle Pelicot ne se définit plus seulement par le procès des viols de Mazan. Elle se définit par sa force, sa parole et sa capacité à avancer. Elle se définit par cet amour retrouvé, cette “chance” d’avoir rencontré quelqu’un, cette joie simple d’être “comme deux adolescents”.
Alors oui, la joie de vivre peut renaître. Même après l’indicible. Et c’est peut-être cela, la plus belle des revanches.



