“J’ai Failli Mourir à 20 Ans” : James Johnson, Videur de Nuit, Révèle l’Enfer des Puffs Après un Coma

Il avait 20 ans, un métier physique, une compagne aimante et une petite fille de 7 mois. James Johnson menait la vie d’un jeune homme ordinaire, avec cette particularité : pour tenir le coup lors de ses longues nuits de travail, il vapotait. Beaucoup. Trop. Des cigarettes électroniques jetables, ces fameuses “Puffs” vendues partout, dans les bureaux de tabac comme en grande surface, à environ 14 euros pièce. Chaque modèle lui durait deux jours. Deux jours de nicotine, de saveurs sucrées, de cette sensation de légèreté qu’il croyait anodine.
Ses amis l’avaient prévenu. “Arrête, c’est dangereux”, lui répétaient-ils. James haussait les épaules. À 20 ans, on se croit invincible. À 20 ans, on pense que les maladies graves, c’est pour les autres, pour les vieux, pour ceux qui ont abîmé leur corps pendant des décennies. Pas pour un videur de boîte de nuit, costaud et en bonne santé apparente.
Puis un soir, tout a basculé. James s’est mis à vomir du sang. Du sang, en abondance, qui ne s’arrêtait pas. Direction l’hôpital, les urgences, les soins intensifs. Puis le coma, pour tenter de sauver ses poumons.
Quand il s’est réveillé, des jours plus tard, il ne reconnaissait personne. Ni sa compagne Charlotte, 23 ans, assise à son chevet depuis des heures. Ni sa fille Harper-Mai, sept mois, dont il ne se souvenait même pas de l’existence. La machine respiratoire avait pris le relais de ses poumons défaillants. Le diagnostic était tombé : pneumonie bilatérale sévère. Un poumon définitivement hors d’usage. Une espérance de vie réduite s’il ne changeait pas radicalement ses habitudes.
James Johnson a survécu. Par miracle, par chance, par la force des soins intensifs. Aujourd’hui, il a une mission : raconter son histoire pour que les jeunes comprennent ce que les publicités ne disent pas. Que vapoter n’est pas “juste de la vapeur d’eau”. Que les Puffs ne sont pas des bonbons inoffensifs. Que la mort peut frapper à 20 ans, même quand on se croit invincible.
“Je Travaillais 17 Heures par Jour, Alors Je Vapotais Beaucoup” : Le Récit d’une Plongée dans l’Addiction
James Johnson était videur dans une boîte de nuit. Un métier physique, éprouvant, avec des horaires décalés. Pour tenir, il a trouvé une alliée : la cigarette électronique jetable.
Le piège des Puffs
Les Puffs, ces petites cigarettes électroniques colorées, ont envahi le marché ces dernières années. Leur atout ? Aucune préparation, pas de recharge, pas de maintenance. On les utilise, on les jette. Près de 14 euros l’unité, pour une autonomie annoncée d’environ 600 bouffées. Dans le cas de James, deux jours, pas plus.
Une consommation explosive
“Je travaillais 17 heures par jour et je restais constamment éveillé, alors je vapotais beaucoup”, raconte-t-il au Mirror. Cette phrase résume tout : le vapotage comme outil pour tenir, pour ne pas dormir, pour rester performant. La nicotine est un puissant stimulant, mais aussi un puissant addictif.
18 mois seulement
Le plus terrifiant dans l’histoire de James, c’est la durée. Il n’a pas vapoté pendant dix ans, ni même cinq ans. 18 mois seulement. Un an et demi d’utilisation intensive, et ses poumons ont lâché. Un an et demi pour passer d’un jeune homme en pleine santé à un patient en soins intensifs.
Les avertissements ignorés
Ses amis l’avaient prévenu. Mais James, comme beaucoup de jeunes, pensait être protégé par son âge. “Je pensais que les risques, c’était pour les autres”, confie-t-il aujourd’hui. Une illusion qui a failli lui coûter la vie.
Vomissements de Sang, Coma, Poumon Détruit : La Descente aux Enfers
Le soir du drame, James était chez lui. Rien de particulier, jusqu’à ce que les premiers symptômes apparaissent.
Le signal d’alarme
Il commence à vomir. Du sang. Beaucoup de sang. Ses proches appellent immédiatement les secours. À l’hôpital, les médecins comprennent vite que la situation est grave. Très grave.
Les soins intensifs
James est transféré en soins intensifs. On lui met de l’oxygène. Ses poumons peinent à remplir leur fonction. L’état se dégrade encore. La décision est prise de le placer dans un coma artificiel pour mettre ses organes au repos et tenter de sauver ce qui peut l’être.
Le réveil sans mémoire
“Les premières semaines à l’hôpital étaient très difficiles mentalement, car je ne savais pas où j’étais. Je ne pouvais ni marcher, ni parler, ni manger”, se souvient-il. Le réveil est brutal. James est désorienté, perdu. Il ne reconnaît personne.
L’oubli des siens
Le plus dur, pour sa compagne Charlotte, a été de voir l’homme qu’elle aime ne pas se souvenir d’elle. Ni d’elle, ni de leur fille Harper-Mai, sept mois. L’image de ce père incapable de reconnaître son bébé hante encore la famille. “C’était extrêmement effrayant”, dit James.
Le diagnostic sans appel
Pneumonie bilatérale sévère. Un poumon définitivement hors d’usage. Les médecins sont clairs : si James continue à vapoter, il n’ira pas loin. L’espérance de vie est réduite. Le message fait l’effet d’une douche froide.
Pneumonie Bilatérale : Ce Qui se Passe Vraiment Dans les Poumons
Pour comprendre la gravité de l’état de James, il faut comprendre ce qu’est une pneumonie bilatérale.
Une infection massive
La pneumonie est une infection des poumons, généralement due à des bactéries ou des virus. Quand elle est bilatérale, cela signifie que les deux poumons sont touchés. La capacité respiratoire s’effondre.
Le rôle du vapotage
Les liens entre vapotage et pneumonies sévères commencent à être documentés. Les substances inhalées (arômes, solvants, nicotine) irritent les muqueuses, diminuent les défenses immunitaires locales, et favorisent la prolifération des agents infectieux.
Pourquoi les jeunes sont-ils vulnérables ?
On croit souvent que les jeunes poumons sont plus résistants. C’est faux. Ils sont simplement moins exposés aux facteurs de risque classiques (tabac, pollution). Mais quand l’agression est massive, comme dans le cas d’un vapotage intensif, ils peuvent lâcher aussi vite que ceux d’un fumeur de longue date.



