“J’ai Envie de Ne Pas Me Réveiller” : Véronique Sanson Se Confie Sans Fard sur la Mort à 76 Ans

“J’aurais Dû Mourir Mille Fois” : Une Vie Marquée par les Excès et les Renaissances
Cette sérénité face à la mort, Véronique Sanson ne l’a pas toujours eue. Elle s’est construite au fil d’une vie mouvementée.
Les années de braise
Dans les années 70 et 80, Véronique Sanson incarne la rockeuse française, celle qui vit à cent à l’heure, qui brûle la vie par les deux bouts. Les excès, les nuits blanches, les amours tumultueux avec Michel Berger puis Stephen Stills.
Les addictions
Comme beaucoup d’artistes de sa génération, elle a connu la dépendance. L’alcool, la cocaïne. Des années à flirter avec les limites, à repousser les murs, à défier la mort sans y penser.
“Moi, j’aurais dû mourir mille fois”
En juin 2024, sur le plateau de C à Vous, elle lâchait cette phrase terrible, avec un sourire désarmant. “Moi, j’aurais dû mourir mille fois, vous savez.” Une manière de dire que chaque jour qui passe est un cadeau, que chaque concert est une victoire sur le destin.
Les renaissances
Véronique Sanson est une rescapée. Des addictions, des peines de cœur, des deuils. Elle est celle qui retombe toujours sur ses pieds, qui retrouve toujours le chemin de la scène, qui continue de chanter avec cette intensité que les plus jeunes lui envient.
La Fatigue du Corps : Arthrose, Arthrite et la Douleur de Jouer du Piano
À 76 ans, le corps parle. Il rappelle à l’ordre. Véronique Sanson ne cache pas ces difficultés.
“J’ai mal partout”
Le 28 septembre dernier, invitée de Sept à huit sur TF1, elle faisait preuve de la même franchise. “J’ai mal partout”, reconnaissait-elle. Pas pour se plaindre, juste pour dire la réalité du vieillissement.
Les mains qui souffrent
Pour une pianiste, la douleur aux mains est un drame silencieux. “J’ai de l’arthrose dans les mains, de l’arthrite, et ça me fait mal quand je joue du piano. Ce n’est pas fait pour s’arranger.” Chaque concert devient un défi physique, une lutte contre la raideur des articulations.
Le piano, malgré tout
Malgré la douleur, elle continue. Parce que c’est sa vie. Parce que sans musique, sans scène, sans public, elle ne serait plus tout à fait elle-même. La passion est plus forte que l’arthrose.
La fatigue générale
Les tournées sont épuisantes. Les déplacements, les nuits d’hôtel, l’énergie à déployer sur scène. Véronique Sanson puise dans ses réserves, mais les réserves s’amenuisent. Le souhait de “ne pas se réveiller” un matin, c’est aussi l’aveu d’une fatigue profonde, légitime.



