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“J’ai Envie de Ne Pas Me Réveiller” : Véronique Sanson Se Confie Sans Fard sur la Mort à 76 Ans

“Je Ne Peux Pas M’arrêter, C’est Ma Vie” : L’Amour du Public Plus Fort Que Tout

Pourtant, Véronique Sanson continue. Inlassablement.

La tournée “J’ai eu envie de vous revoir”
Elle est actuellement en tournée. Le titre est magnifique : “J’ai eu envie de vous revoir”. Comme une déclaration d’amour à son public, comme une preuve que le lien est toujours là, intact.

Succédant à “Hasta Luego”
Avant cette tournée, il y avait eu “Hasta Luego”. Le titre pouvait laisser penser à des adieux. Mais Véronique a tenu à préciser : “Ce n’était pas une tournée d’adieu.” Pas encore. Pas tant qu’elle pourra tenir debout sur une scène.

Le public comme raison de vivre
Pour beaucoup d’artistes vieillissants, le public devient la famille, la raison de se lever le matin, le moteur qui fait oublier les douleurs. Véronique Sanson ne fait pas exception.

La peur de l’arrêt
Arrêter, ce serait mourir un peu. Elle le sait. Alors elle continue, coûte que coûte, portée par ces milliers de visages dans la salle, par ces mains qui applaudissent, par ces voix qui reprennent ses chansons.

La Mort Sans Tabou : Une Artiste en Paix Avec Elle-Même

Ce qui frappe dans les déclarations de Véronique Sanson, c’est l’absence totale de tabou.

La mort, sujet interdit ?
Dans notre société, la mort est devenue un sujet qu’on évite, qu’on refoule, qu’on cache sous le tapis. On préfère ne pas y penser, ne pas en parler, faire comme si elle n’existait pas.

La génération qui assume
Véronique Sanson appartient à une génération d’artistes qui n’ont pas peur des mots. Comme Johnny Hallyday préparant ses obsèques, comme Charles Aznavour chantant la mort, elle aborde le sujet avec une liberté déconcertante.

La paix intérieure
Cette capacité à parler de la mort sans trembler, c’est le signe d’une paix intérieure profonde. Véronique Sanson a fait son chemin, réglé ses comptes avec son passé, accepté ses limites.

Un message pour les vivants
En parlant ainsi, elle nous livre aussi un message à nous, les vivants : la mort fait partie de la vie. Il n’y a pas de honte à la regarder en face. Il n’y a pas de mal à souhaiter une fin douce.

Ce Que Ses Confidences Révèlent sur Notre Rapport à la Vieillesse

L’interview de Véronique Sanson dépasse le cadre de la simple confidence people. Elle dit quelque chose de notre époque.

Le vieillissement des icônes
Les années 60 et 70 ont produit des générations d’artistes qui vieillissent aujourd’hui. Nous les avons connus jeunes, beaux, éclatants. Les voir vieillir nous confronte à notre propre vieillissement.

La dignité dans l’âge
Véronique Sanson montre qu’on peut vieillir avec dignité. Sans chercher à paraître plus jeune qu’on est. Sans nier les douleurs. Sans faire comme si tout allait bien.

La transmission
En parlant ainsi, elle transmet quelque chose aux jeunes générations. Une leçon de vie, mais aussi une leçon de mort. Une manière d’apprivoiser l’inéluctable.

Le courage de la franchise
Il faut du courage pour dire “j’ai mal partout” à la télévision. Il faut du courage pour dire “j’aimerais mourir en dormant”. Ce courage, Véronique Sanson l’a. Il force le respect.

CONCLUSION

Alors, faut-il s’inquiéter pour Véronique Sanson ? Faut-il lire dans ses confidences un appel au secours déguisé ? Certainement pas. Il faut y voir la lucidité tranquille d’une femme qui a beaucoup vécu, beaucoup donné et qui regarde l’horizon sans crainte.

Elle continue de chanter. Elle continue de faire vivre ses chansons sur scène. Elle continue d’aimer son public, et d’en être aimée en retour. Mais elle sait, comme le savent tous ceux qui ont traversé les épreuves, que chaque instant est précieux, que chaque concert pourrait être le dernier.

“J’ai envie de ne pas me réveiller.” Cette phrase, dans sa bouche, n’est pas triste. Elle est presque apaisante. Comme si elle nous disait : “Ne vous inquiétez pas pour moi. Je suis prête. Je vis pleinement chaque jour qui m’est donné. Et quand l’heure viendra, je l’accueillerai avec la même sérénité que j’ai mise à accueillir la vie.”

Merci, Véronique, pour cette leçon de dignité. Merci pour ces chansons qui continuent de nous habiter. Merci pour cette franchise désarmante qui nous aide, nous aussi, à apprivoiser nos propres peurs.

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