Isabelle Mergault est décédée : les larmes de la France après la disparition de la reine des Grosses Têtes

Une carrière unique : la liberté avant tout
La voix des Grosses Têtes
Pendant des années, Isabelle Mergault a été l’une des voix les plus attendues des Grosses Têtes. Aux côtés de Laurent Ruquier, elle formait un duo improbable mais parfait. Elle, la spontanée, l’impulsive, lui, le maître du jeu. Ensemble, ils faisaient rire des millions d’auditeurs chaque jour.
Son humour était unique. Elle disait les choses avec un naturel désarmant. Elle pouvait raconter une anecdote de sa vie quotidienne et la rendre hilarante. Elle pouvait lancer une réplique cinglante sans jamais être méchante. C’était son génie.
La cinéaste des histoires vraies
Au cinéma, Isabelle Mergault s’est imposée comme une réalisatrice de comédies humaines. “Je préfère qu’elles restent”, son premier film, sorti en 2008, a connu un immense succès. Suivront “La finale” ou encore “Donnant donnant”. Dans chacun de ses films, elle racontait des histoires simples, des personnages authentiques et des émotions vraies.
Elle aimait les gens. Elle les observait, les écoutait. Elle en faisait des personnages de cinéma. Son regard était tendre, jamais cynique.
L’autrice de théâtre
Le théâtre a aussi été une terre d’élection. Elle a écrit plusieurs pièces à succès, dont “Le bracelet”, qu’elle a interprétée sur scène avec Jean-Luc Reichmann. Le théâtre lui permettait de prendre contact directement avec le public, cette relation immédiate qu’elle adorait.
La comédienne sensible
On oublie parfois qu’Isabelle Mergault était aussi une comédienne de grande sensibilité. Formée au Cours Florent, elle avait joué dans de nombreux films et pièces de théâtre avant de passer derrière la caméra. Sa gouaille n’était qu’une facette de son talent. Il y avait aussi une comédienne profonde, capable d’émouvoir sans en faire trop.
Le cancer : une lutte discrète jusqu’au bout
Une maladie tenue secrète
Isabelle Mergault luttait depuis plusieurs mois contre un cancer. Elle avait choisi de ne pas l’annoncer publiquement. Pour protéger ses proches, sans doute. Pour continuer à travailler aussi. Car elle n’a jamais cessé de créer, même pendant la maladie.
Cette discrétion lui ressemble. Elle n’aimait pas se mettre en avant. Elle n’aimait pas qu’on la plaigne. Elle voulait faire rire, pas pleurer.



