Intouchables : La Mort de Philippe Pozzo di Borgo, l’Homme Qui a Inspiré le Film, 12 Ans Après le Triomphe

Les Confidences de Philippe sur Abdel
Au fil des années, Philippe Pozzo di Borgo s’est confié à plusieurs reprises sur celui qu’il appelait son “diable gardien”.
Une rencontre improbable
“Comme dans le film, il a répondu à mon annonce pour continuer à toucher les Assedic, ensuite il s’est dit que l’hôtel particulier du 7e était un coffre-fort facile à dévaliser. En fait il est resté quinze ans.” Une entrée en matière qui annonce la suite : rien ne s’est passé comme prévu.
Deux desperados
“Nous étions deux desperados qui cherchaient un moyen de s’en sortir : le riche tétra, fou de douleur d’avoir perdu son épouse, et le jeune caïd qui sort de taule et veut tout faire sauter. Deux gars en marge de la société qui s’appuient l’un sur l’autre.” Cette phrase dit tout de leur relation : une symbiose, un équilibre, une nécessité mutuelle.
Le portrait d’Abdel
“Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal, inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m’a soigné sans discontinuité comme si j’étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent pendant mes absences, il m’a délivré quand j’étais prisonnier, protégé quand j’étais faible. Il m’a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien.”
Une amitié à la vie à la mort
Ces mots, d’une tendresse rare, disent l’indicible. L’amitié entre ces deux hommes, née dans les circonstances les plus improbables, a duré bien au-delà du cadre professionnel. Elle a survécu aux années, aux distances, aux épreuves.
La Vie Après le Film
Le succès du film a projeté Philippe et Abdel sous les projecteurs. Une exposition qu’ils ont gérée avec leur personnalité propre.
Le livre “Le Second Souffle”
Philippe avait raconté son histoire bien avant le film, dans un livre intitulé “Le Second Souffle”. C’est ce récit qui a inspiré les réalisateurs. Un témoignage brut, émouvant, sans fard.
Une nouvelle vie au Maroc
Après toutes ces années, Philippe a choisi de finir sa vie au Maroc, à Marrakech. Le soleil, la douceur de vivre, et surtout la proximité avec Abdel, qui vivait lui aussi dans la région. Les deux amis pouvaient se retrouver régulièrement.
Un nouveau mariage, des enfants
Philippe s’est remarié et a eu deux enfants. Une renaissance après les épreuves. La preuve que la vie peut toujours reprendre ses droits, même après les pires tragédies.
La discrétion d’Abdel
Abdel, lui, est resté plus discret. Mais on sait qu’il a gardé des liens forts avec Philippe jusqu’au bout. Les deux hommes ne se sont jamais vraiment quittés, même quand la vie les a éloignés géographiquement.



