INSOLITE

Incendie de Crans-Montana : Hugo, 19 Ans, Raconte l’Apocalypse et son Geste Héroïque pour Sauver sa Fiancée

Il y a des nuits dont on ne revient pas indemne. Des minutes qui basculent en quelques secondes et redéfinissent à jamais le sens des mots “chance”, “courage” et “vie”. Le 26 janvier 2026, l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse, a fait 41 morts et 115 blessés — l’une des catastrophes les plus meurtrières survenues dans un établissement festif en Europe ces dernières années.

Presque deux mois après le drame, Hugo, 19 ans, a accepté de rompre le silence. Reçu sur le plateau du journal de 13 heures de TF1 le 26 février 2026, ce jeune homme que les médecins qualifient de miraculé a livré un témoignage d’une intensité rare — sur le chaos de cette nuit fatale, sur les douleurs insupportables endurées depuis, et sur le geste qu’il a posé, au milieu des flammes, pour protéger la femme qu’il aime.

Un récit qui dépasse le simple témoignage de rescapé pour devenir un document humain sur ce que l’être humain est capable de faire — et de subir — dans les pires moments de son existence.

Cette Nuit-là : Quand le Plafond en Mousse a Pris Feu

Hugo était en vacances avec quatre amis lorsque le groupe a décidé de passer la soirée au bar-club Le Constellation. Une soirée ordinaire, festive, sans le moindre signal avant-coureur du drame qui allait se jouer.

Quelques minutes après son arrivée dans l’établissement, Hugo descend au sous-sol pour se rendre aux toilettes. Il n’imagine pas que ce déplacement de quelques mètres va lui sauver la vie — et lui coûter des mois de souffrance.

“On a vu le DJ arriver en courant dans les toilettes, en panique, et il m’a dit qu’il cherchait un extincteur. C’est une folie à quel point ça s’est propagé en une minute. Le plafond était complètement enflammé », raconte-t-il, encore sidéré par la vitesse à laquelle le feu a tout envahi.

Le plafond en mousse — un matériau hautement inflammable — avait pris feu et transformé l’établissement en un piège mortel en l’espace de soixante secondes. Les issues de secours, selon les premières investigations, auraient été fermées ou insuffisantes. La propagation des flammes, d’une rapidité terrifiante, n’a laissé que quelques secondes à ceux qui se trouvaient à l’intérieur pour tenter de fuir.

Le Geste Héroïque : se Mettre sur sa Fiancée pour la Protéger des Flammes

C’est dans ce chaos absolu, alors que les cris emplissaient l’établissement et que les flammes dévoraient tout sur leur passage, qu’Hugo a pris la décision qui allait définir ce qu’il est.

Sa fiancée était dans les locaux. Il devait la retrouver. Il remonte, cherche, la découvre allongée par terre, terrifiée, incapable de bouger. Et là, en une fraction de seconde, il doit faire un choix que personne ne devrait jamais avoir à faire.

“Soit je m’en vais et je vis. Soit je fais quelque chose pour elle. Au final, je me suis mis sur elle pour la protéger du feu. Et là, les cris se sont transformés en silence. C’était comme si la mort venait toquer à la porte. C’était l’apocalypse”, confie-t-il, les larmes aux yeux, dans un récit qui a glacé les téléspectateurs de TF1.

Il l’a choisie. Au prix de son propre corps exposé aux flammes, il s’est allongé sur elle pour la protéger des brûlures. Sa fiancée a survécu. Hugo, lui, en a payé le prix fort — mais il est toujours là pour le raconter.

Brûlé sur 30 % du Corps : un Mois et Demi en Réanimation

Les jours et les semaines qui ont suivi l’incendie ont été ceux d’un combat médical intense et douloureux. Hugo a été brûlé sur 30 % de son corps — aux deux mains, à l’oreille, au bras gauche et au dos. Des brûlures profondes qui ont nécessité neuf greffes de peau et un mois et demi de réanimation.

Les médecins qui l’ont pris en charge n’hésitent pas à employer le mot : Hugo est un miraculé. La nature et l’étendue de ses brûlures auraient pu être fatales. Sa survie tient à la fois à sa jeunesse, à sa condition physique — il est footballeur — et à la rapidité de la prise en charge médicale.

Mais survivre ne signifie pas ne pas souffrir. Hugo décrit avec une précision qui donne froid dans le dos ce que les premières semaines ont représenté : “Les deux premières semaines, je n’avais aucun souvenir. Je me souviens surtout des changements de pansements. Avant d’être brûlé, je n’aurais jamais imaginé qu’une douleur pareille puisse exister.”

Les changements de pansements sur les plaies de brûlure sont en effet reconnus par les équipes médicales spécialisées comme l’une des expériences douloureuses les plus intenses que puisse endurer un être humain — parfois surpassant en intensité la douleur de la brûlure elle-même. Pour Hugo, chaque soin était un rappel brutal de cette nuit, une plongée forcée dans le souvenir physique du drame.

1 2Next page

Related Articles

Back to top button