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Incendie au Centre hospitalier du Mans : un patient de 59 ans dans un état critique, 10 autres personnes intoxiquées

Un patient de 59 ans entre la vie et la mort

Le blessé le plus grave est un homme de 59 ans qui séjournait dans le service de pneumologie infectiologie. Pris en charge très rapidement après le début de l’incendie, il a été transféré en soins intensifs. Son état est jugé extrêmement préoccupant, son pronostic vital restant « très fortement engagé », selon les mots du directeur. La nature exacte de ses blessures n’a pas été détaillée, mais les fumées toxiques et la chaleur dégagée dans une chambre d’hôpital peuvent causer des lésions respiratoires profondes, ce qui explique la gravité de la situation. Les équipes médicales restent mobilisées à son chevet.

Les hôpitaux abritent régulièrement des patients fragiles dont l’état de santé ne permet pas une évacuation rapide. Cela renforce l’exigence d’une sécurisation optimale des locaux et d’une formation continue des soignants aux gestes qui sauvent en cas de départ de feu. L’immobilisation partielle ou totale de certains malades en service de pneumologie rend les opérations de sauvetage plus complexes, ce qui donne encore plus de poids à la performance des dispositifs d’alerte précoce.

Dix autres victimes : personnel et patients légèrement intoxiqués

En plus du blessé grave, dix personnes ont été exposées aux fumées : deux patients hospitalisés dans le même service et huit professionnels de santé. Toutes ont inhalé des émanations toxiques, mais aucune ne présente de symptômes alarmants. Les urgentistes les ont examinées sur place avant de les orienter vers des soins adaptés, principalement des traitements à base d’oxygène et une surveillance de quelques heures. Leur état a été jugé sans gravité, et aucune évacuation massive vers d’autres structures n’a été nécessaire.

Ce bilan relativement maîtrisé montre l’efficacité des réflexes de sécurité acquis par le personnel hospitalier. Manipulation d’extincteurs, guidage des patients, fermeture des portes coupe-feu : chaque seconde compte dans ces situations. Les huit soignants intoxiqués ont été les premiers à intervenir avant l’arrivée des secours, démontrant l’importance des exercices d’évacuation réguliers. La direction a salué leur sang-froid et leur professionnalisme.


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