Incendie à la maternité du PIMS d’Islamabad : 14 nouveau-nés périssent dans les flammes

Une intervention héroïque mais insuffisante
Malgré les efforts considérables déployés par les équipes de secours, le bilan s’est avéré terriblement lourd. Les pompiers sont finalement parvenus à maîtriser le feu, évitant une propagation à l’ensemble de l’hôpital. Mais à l’intérieur de la nursery, le mal était déjà fait. Quatorze des quinze nouveau-nés présents dans l’unité ont perdu la vie, la plupart asphyxiés par les fumées toxiques. Un seul bébé a pu être extrait vivant des décombres, un miracle au milieu de ce désastre.
Ce bilan, confirmé par les autorités hospitalières et gouvernementales, a immédiatement provoqué une onde de choc dans tout le pays. Comment une telle tragédie a-t-elle pu survenir dans une unité censée être l’un des endroits les plus sûrs et les plus protégés d’un hôpital ?
Questions brûlantes sur les conditions de sécurité
Très rapidement après le drame, les interrogations ont afflué concernant les conditions de sécurité dans cette partie de l’établissement. Plusieurs témoignages recueillis sur place ont soulevé des doutes sérieux quant à la facilité d’accès aux issues de secours. Des proches de patients présents au moment du sinistre ont affirmé que certaines sorties étaient difficiles, voire impossibles à emprunter.
Les responsables du PIMS ont présenté leur version des faits, expliquant que l’accès à la nursery était volontairement restreint pour des raisons de sécurité et de protection des nouveau-nés. Une justification qui semble paradoxale au vu de la tragédie qui s’est déroulée. L’enquête devra déterminer si ces restrictions d’accès ont pu entraver l’évacuation et ralentir l’intervention des secouristes.
Des équipements de sécurité sous surveillance
Au-delà des questions d’accès, les enquêteurs devront examiner minutieusement le fonctionnement des équipements destinés à prévenir et combattre les incendies. Détecteurs de fumée, extincteurs, système de sprinklers, alarmes : tous ces dispositifs devaient être opérationnels pour garantir la sécurité des patients. Leur défaillance éventuelle constituerait une négligence gravissime de la part de la direction de l’hôpital.
Les premières déclarations officielles ont évoqué une possible défaillance électrique ou un problème lié à un équipement de climatisation. Cependant, la cause précise du feu n’est pas encore définitivement établie. Une commission parlementaire a d’ailleurs déjà remis en question certaines des explications avancées dans les heures suivant le drame, soulignant la nécessité d’une enquête indépendante et approfondie.



