“Ils avaient fait une erreur” : Arnold Schwarzenegger raconte comment une opération du cœur ratée a failli lui coûter la vie

“Ils ont percé la paroi cardiaque”
Ce qui devait être une procédure standard a rapidement dégénéré. Dans sa vidéo, Schwarzenegger raconte, avec une franchise désarmante, ce qui s’est passé. Les médecins, lors de l’intervention, ont commis une erreur.
“Ils m’ont dit qu’ils n’avaient pas du tout prévu cela. Ils m’ont dit qu’ils avaient fait une erreur et qu’ils avaient percé la paroi cardiaque et qu’ils avaient dû rapidement m’ouvrir pour me sauver la vie.”
La nouvelle a glacé le sang des proches de l’acteur. Percer la paroi cardiaque, c’est provoquer une hémorragie massive, un événement potentiellement mortel qui nécessite une intervention d’urgence. L’équipe médicale a dû ouvrir le thorax de l’acteur en catastrophe pour réparer la perforation et sauver sa vie.
“C’était effrayant”, résume Schwarzenegger, avec une sobriété qui contraste avec la violence de ce qu’il a vécu.
“C’était un désastre. J’étais en train de vivre une catastrophe”
L’opération a été un succès, dans le sens où les médecins ont réussi à stabiliser l’acteur. Mais les conséquences ont été dramatiques. Schwarzenegger, qui avait l’habitude de se remettre rapidement de ses interventions, a dû faire face à une convalescence bien plus longue et plus douloureuse que prévu.
“C’était un désastre. J’étais en train de vivre une catastrophe », confie-t-il, sans détour. Le corps de l’acteur, affaibli par l’opération et la perte de sang, mettait du temps à réagir. La perspective de tourner Terminator 6, qui devait commencer quelques semaines plus tard, s’éloignait dangereusement.
La convalescence : “J’avais l’air d’un imbécile dans les couloirs”
Le risque de pneumonie
Dans sa vidéo, Schwarzenegger insiste sur un point que le grand public ignore peut-être : après une opération cardiaque, l’un des plus grands risques n’est pas directement lié au cœur, mais aux poumons.
“Le docteur m’a dit que je devais renforcer mes poumons, car je risquais de mourir si j’attrapais une pneumonie.”
La pneumonie, une infection pulmonaire souvent bénigne chez les personnes en bonne santé, peut devenir mortelle chez un patient affaibli par une intervention chirurgicale cardiaque. L’acteur a dû se soumettre à des exercices respiratoires intensifs, jour après jour, pour retrouver une capacité pulmonaire suffisante.
La persévérance comme seule arme
L’image de l’homme fort, du culturiste devenu star de cinéma, se brise face à cette réalité médicale. Schwarzenegger, l’homme aux muscles d’acier, décrit une convalescence au cours de laquelle il avait “l’air d’un imbécile dans les couloirs”. Lui, si fier de sa forme physique, se retrouvait réduit à devoir lutter pour chaque inspiration.
Mais c’est là que le mental légendaire d’Arnold a fait la différence. Il n’a pas lâché. Il a suivi scrupuleusement les consignes médicales, s’est astreint aux exercices et a repoussé ses limites, jour après jour. “Le docteur m’a dit que je devais renforcer mes poumons”, répète-t-il. Il l’a fait.



