Hommage à une vie bien remplie : 1975-2026

L’héritage social : un philanthrope discret mais efficace
La réussite financière de Jean-Luc Delacour ne l’a jamais éloigné de ses convictions sociales. Dès 2010, il crée une fondation qui finance des bourses d’études pour des jeunes issus de milieux défavorisés, en ciblant particulièrement les métiers techniques et numériques. Plus de 2 000 étudiants ont bénéficié de ce programme, dont beaucoup occupent aujourd’hui des postes clés dans l’industrie. « Il ne se contentait pas de donner de l’argent ; il prenait le temps de rencontrer les bénéficiaires, de leur offrir un mentorat personnalisé », témoigne Claire, une ancienne boursière devenue ingénieure chez un grand groupe automobile. « Il voulait comprendre leurs rêves et les aider à les concrétiser. »
Mais son engagement le plus frappant reste son combat pour l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Convaincu que la productivité ne doit pas se faire au détriment de la santé, il a mis en place dans son entreprise des politiques de télétravail flexibles dès 2015, bien avant la pandémie. Il a également interdit les réunions après 18 heures et instauré une semaine de quatre jours pour les équipes volontaires. Ces mesures, aujourd’hui largement adoptées par de nombreuses sociétés, étaient alors révolutionnaires. Pour lui, un collaborateur épanoui est un collaborateur performant. Ce n’était pas de la philanthropie déconnectée : c’était une stratégie gagnant-gagnant, et les résultats financiers de son groupe l’ont prouvé. Malheureusement, ces idées novatrices ne se sont pas toujours répandues aussi vite qu’il l’aurait souhaité, et il déplorait souvent que le monde des affaires reste trop attaché à des modèles archaïques.



