Hervé Vilard révèle pourquoi Claude François sabotait ses premières parties en 1965

Hervé Vilard révèle pourquoi Claude François sabotait ses premières parties en 1965
Près de cinquante ans après la disparition de Claude François, les langues continuent de se délier sur les coulisses parfois sombres du monde du spectacle. Le 23 septembre, sur le plateau de l’émission diffusée par France 5, Hervé Vilard a livré un témoignage sans concession sur celui qui fut, un temps, son idole avant de devenir son pire cauchemar professionnel. L’interprète de « Capri c’est fini » n’a pas mâché ses mots, décrivant un homme capable des pires bassesses pour conserver la vedette.
Ce témoignage, rare par sa franchise, jette une lumière crue sur les rivalités qui agitaient l’industrie du disque dans les années 1960. Entre admiration artistique et rancœur personnelle, Hervé Vilard dresse le portrait d’un perfectionniste génial mais profondément toxique envers ses pairs. Un récit qui résonne encore aujourd’hui, tant la figure de Claude François continue de fasciner le grand public, entre légende musicale et zones d’ombre.
Un souvenir intact, 48 ans après la mort de Claude François
Le temps n’a visiblement rien effacé. Interrogé par Pierre Lescure sur sa longue carrière musicale, Hervé Vilard a saisi l’occasion pour évoquer, sans détour, celui qu’il a côtoyé au début des années 1960. René Villard, de son vrai nom, garde une mémoire précise des vexations subies en coulisses.
« Il coupait les fils du micro, il nous coupait l’écho… Il était ignoble, il faut le dire », a-t-il lancé avec une franchise désarmante. Des accusations graves, qui décrivent un système de sabotage minutieusement organisé pour déstabiliser les artistes partageant l’affiche avec la star.
Hervé Vilard ne parle pas uniquement en son nom. Il affirme que plusieurs de ses confrères ont subi le même traitement, souvent logés à la même enseigne dans l’ombre des tournées triomphales de Cloclo. Une solidarité dans la souffrance qui donne à son témoignage une portée collective, bien au-delà d’une simple querelle d’ego entre deux chanteurs.
Le paradoxe d’un artiste admiré et redouté
Ce qui rend le récit d’Hervé Vilard particulièrement troublant, c’est la dualité qu’il dépeint. Car l’homme n’a jamais caché son admiration pour le talent de Claude François. « J’avais vendu ses disques, je l’admirais, quelque part, je trouvais que c’était un artiste formidable, mais c’était une saloperie », a-t-il résumé, sans filtre.
Cette ambivalence traverse tout son témoignage. D’un côté, la reconnaissance d’un professionnalisme hors norme, d’une capacité de travail exceptionnelle. De l’autre, un comportement humain qu’il juge indéfendable. « Ce n’était pas un mec sympa », a-t-il ajouté, comme pour couper court à toute tentative d’excuse.



