Hématomes et bleus à répétition : pourquoi votre peau marque-t-elle au moindre choc ?

La prise d’aspirine ou d’anticoagulants
L’aspirine est un antiagrégant : elle empêche les plaquettes de s’agglutiner. Comme les médicaments anticoagulants, elle peut provoquer des ecchymoses spontanées en favorisant le saignement. Si vous prenez ce type de traitement après une phlébite, une embolie pulmonaire ou un infarctus, la survenue de bleus n’est pas forcément inquiétante.
En revanche, si les hématomes se répètent et s’accompagnent d’autres signes comme des saignements de gencives, il peut s’agir d’un surdosage. Dans ce cas, ne modifiez jamais votre traitement par vous-même : parlez-en à votre médecin pour qu’il adapte la posologie.
Les traitements à base de cortisone
Les corticoïdes fragilisent la peau et les capillaires, ce qui favorise l’apparition d’ecchymoses. Si votre médecin vous a prescrit un traitement long pour une pathologie rhumatologique ou pulmonaire, ces bleus sont un effet secondaire connu. Il n’est pas question d’arrêter votre traitement, mais d’en parler à votre praticien, surtout si d’autres effets indésirables apparaissent. Rassurez-vous : quelques jours d’anti-inflammatoires ont peu d’impact sur la peau et les vaisseaux.
La maladie veineuse chronique
Attention à ne pas confondre les ecchymoses avec les télangiectasies, ces petits vaisseaux rouges et bleus visibles sur les jambes. Ces derniers contiennent du sang qui circule et s’éclaircissent à la pression, contrairement aux bleus. Ils s’accompagnent parfois de varices et de sensations de lourdeur ou de brûlure.
Pour ralentir leur apparition, évitez la chaleur (bains chauds, épilations à la cire chaude), privilégiez la marche, le vélo ou la natation, portez des bas de contention, prenez des veinotoniques et dormez les jambes surélevées. Les plaques déjà installées ne disparaissent pas seules : le traitement de référence reste la sclérothérapie, le laser étant une alternative moins efficace et plus coûteuse.



