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Helena Noguerra livre un témoignage accablant contre Patrick Bruel : le récit détaillé de l’agression présumée

Des gestes précis et une issue providentielle

La situation s’envenime alors rapidement. Helena Noguerra décrit une escalade de violence qui l’a laissée sans voix : « Cela va très vite. Il attrape mes deux poignets et je suis bloquée avec les mains en bas. Il prend mes mains et il les met sur son sexe par-dessus son jean. Avec sa force et son visage collé, il m’a poussée et m’a couchée sur la table. »

Immobilisée, elle tente d’appeler à l’aide son ingénieur son et son caméraman, auxquels elle est reliée par son micro. En vain. Elle explique alors ce sentiment si difficile à décrire pour les victimes : « J’aurais pu crier, mais on a honte de sa honte. Donc on ne crie pas. »

Le récit se poursuit, glaçant de précision : « De mes mains, j’essaie de le repousser et lui, avec ses mains, il a soulevé ma jupe et essaie de baisser mon collant résille. » Elle tente de le raisonner, répétant « arrête Patrick, arrête », jusqu’à ce que, comme sorti d’un état second, le chanteur finisse par la lâcher.

La suite est tout aussi troublante. Patrick Bruel ressort de sa loge comme si rien ne s’était passé, redevenu « tout à fait normal ». Il l’invite même à assister à son concert, semblant ne pas réaliser la gravité de ses actes.

Des réactions contrastées et une présomption d’innocence à préserver

Face à ce témoignage accablant, Patrick Bruel a été confronté aux déclarations d’Helena Noguerra lors de son audition en juin dernier. Ses réponses oscillent entre déni et amnésie sélective. Concernant un possible baiser, il déclare : « C’est possible qu’on se soit embrassés, je ne sais pas. Je ne l’ai certainement pas embrassée de force. Dans l’absolu, oui, c’est possible, mais de manière consentie. Mais je n’en ai aucun souvenir. »

Quant à la scène de la table, il est catégorique : « Cette scène n’a absolument pas pu se produire. Qu’est-ce que c’est que ce récit ? » Il affirme d’ailleurs n’avoir jamais ressenti la moindre attirance pour Helena Noguerra, « même si c’est une belle femme ».

De son côté, la chanteuse confie avoir ressenti une gêne à chaque fois qu’elle a recroisé le chemin de l’artiste après les faits. Un malaise persistant qui contraste avec l’assurance affichée par le chanteur.

Il est important de rappeler que Patrick Bruel, qui a été mis en examen dans quatre dossiers de violences sexuelles, bénéficie toujours de la présomption d’innocence. Les faits rapportés par Helena Noguerra étant prescrits, ils ne feront probablement pas l’objet de poursuites pénales.


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