Guerre commerciale : Trump menace la France de droits de douane à 100% sur le vin et le champagne

Le vin et le champagne dans le viseur de Trump
Pour Donald Trump, la réponse à ce qu’il perçoit comme une attaque contre les intérêts américains est simple : frapper là où ça fait mal. Et quoi de plus symbolique que le vin et le champagne français ? Ces produits, véritables ambassadeurs du savoir-faire hexagonal, sont devenus les cibles privilégiées de ses menaces. Le président américain évoque désormais des droits de douane de 100%, un chiffre qui fait trembler toute la filière viticole.
Ce n’est pas une première. En janvier dernier, Trump avait déjà brandi la menace d’une taxe de 200% sur les vins français, en réaction au refus de Paris de rejoindre son initiative internationale baptisée « Conseil de paix ». Cette fois, la menace est plus concrète, et les professionnels du secteur s’inquiètent. Les exportations françaises de vins et spiritueux vers les États-Unis ont déjà chuté de 21% en 2025, selon les données de la fédération des exportateurs. Et pourtant, les États-Unis restent le premier marché pour ces produits, représentant une part majeure des ventes à l’étranger.
Un secteur déjà sous pression
Les viticulteurs français ont déjà subi une hausse des tarifs douaniers, passés de 10% à 15%. Cette augmentation, bien que moins spectaculaire que les 100% annoncés, a déjà pesé lourd sur les marges des producteurs. Si les nouvelles menaces se concrétisent, ce serait un coup dur pour une filière déjà fragilisée par la concurrence internationale, les aléas climatiques et la baisse de la consommation intérieure. Les professionnels redoutent une nouvelle dégradation des échanges, qui pourrait entraîner des pertes d’emplois et la fermeture de domaines.
Pour l’instant, les négociations restent au point mort. Donald Trump, fidèle à sa méthode, utilise la pression économique comme un levier diplomatique. Il attend que la France fasse un geste, mais Emmanuel Macron ne semble pas prêt à plier. Le chef de l’État français considère que cette taxe relève du droit européen et que toute tentative de la faire annuler par des menaces est inacceptable. Il défend une ligne de conduite claire : préserver la stabilité des relations commerciales tout en protégeant les intérêts de l’Europe.



