Grace Kelly : sa petite-fille Pauline Ducruet, 27 ans, et cette ressemblance qui trouble Monaco

Le drame du 13 septembre 1982, toujours présent dans les mémoires
Si la ressemblance de Pauline Ducruet émeut autant, c’est parce qu’elle ramène inévitablement à la tragédie qui a mis fin à la vie de Grace Kelly. Le 13 septembre 1982, la princesse quitte la propriété familiale de Roc Agel, sur les hauteurs de Monaco, en compagnie de sa fille cadette Stéphanie, alors âgée de 17 ans. Le trajet doit les conduire à un stage de haute couture dans la principauté.
Vers 9 h 45, sur la départementale 37, la Rover 3500S V8 quitte la chaussée. Le véhicule percute des rochers, bascule dans le vide et termine sa course une quarantaine de mètres plus bas, sur le parking d’une villa. Les secours arrivent rapidement. Stéphanie est grièvement blessée mais consciente. Grace Kelly, elle, est dans un état critique.
Transportée au Centre Hospitalier Princesse-Grace, qui porte ironiquement son nom, elle est placée en état de mort cérébrale à la suite d’une hémorragie. Après l’accord de la famille, elle est débranchée et décède le lendemain, le 14 septembre 1982, en début de soirée. Elle avait 52 ans.
Qui conduisait vraiment ? Une question sans réponse définitive
Quarante ans plus tard, une interrogation persiste : qui était au volant ce matin-là ? La confusion vient d’un détail technique. Les secours ont extrait Stéphanie du côté gauche de la voiture, celui du conducteur. Grace Kelly, elle, a été retrouvée à l’arrière, probablement projetée par la violence du choc.
Pourtant, un gendarme présent sur les lieux a affirmé avoir vu la princesse assise au volant, sa fille à ses côtés. Dans un documentaire consacré à sa mère, Stéphanie a raconté avoir tenté de tirer le frein à main dans l’urgence pour stopper le véhicule. Elle a également précisé que ce geste, dans une telle situation, ne suffit pas à arrêter une voiture lancée.
Une autre hypothèse circule depuis des années : celle d’un accident vasculaire cérébral survenu au volant, qui expliquerait la perte de contrôle sur cette route sinueuse. Cette piste n’a jamais été confirmée officiellement, mais elle reste la plus souvent citée par les spécialistes. Ce flou entretient, encore aujourd’hui, une fascination intacte autour de cette journée.



