INSOLITE

Garcihernández, le village espagnol qui a expulsé des squatteurs en moins de 24 heures

L’incompréhension des habitants face à des squatteurs isolés

Au-delà de l’aspect sécuritaire, c’est l’incompréhension qui domine chez les habitants de Garcihernández. Comment une famille avec quatre enfants a-t-elle pu croire qu’elle pourrait s’installer durablement dans un village où tout le monde se connaît et où aucune présence étrangère ne passe inaperçue ? Le maire s’est d’ailleurs interrogé publiquement sur les motivations de cette famille : « Je me demande quel genre de vie ils espéraient mener au village, étant donné que personne ne leur aurait vendu ne serait-ce qu’un pain une fois que les habitants auraient su qui ils étaient ». Une réflexion qui souligne l’isolement total dans lequel ces squatteurs se seraient retrouvés s’ils étaient restés plus longtemps.

Cette remarque du maire est particulièrement pertinente. Dans une petite communauté rurale, la solidarité et la méfiance envers les étrangers vont souvent de pair. Un squatteur, même discret, serait rapidement repéré et mis à l’écart. Les habitants auraient probablement refusé de leur vendre de la nourriture, de leur adresser la parole ou de leur offrir la moindre aide. Une forme de pression sociale qui aurait rendu leur quotidien insupportable. Le maire a d’ailleurs suggéré que ces intrus auraient eu « beaucoup de problèmes » s’ils avaient choisi de rester. Une manière diplomate de dire que la vie aurait été très difficile pour eux dans un environnement aussi soudé et méfiant. Peut-être auraient-ils été mieux avisés de tenter leur chance dans une grande ville, où l’anonymat aurait pu les protéger.


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