Fille cachée d’Elvis Presley ? L’incroyable enquête d’une Suissesse après quatre ans de recherches

Une quête de vérité, pas d’argent
Inutile de parler d’héritage avec Susanne. Lorsqu’on l’interroge sur ses motivations, elle balaie d’un revers de main les accusations de profil bas : “Je veux simplement connaître la vérité. Je ne cherche ni l’argent ni la gloire. D’ailleurs, je n’ai jamais été fan d’Elvis.” Des déclarations étonnantes pour quelqu’un que l’on pourrait prendre pour une admiratrice égarée. Selon elle, sa démarche est avant tout personnelle : elle aspire à comprendre d’où elle vient, à combler un vide laissé par une mère trop secrète. Elle ne réclame aucune part de la succession Presley, un patrimoine colossal qui continue de faire des envieux des décennies après la mort du King.
Un test ADN avec Riley Keough pour trancher
Pour passer de l’hypothèse à la certitude, un élément manque encore : un test ADN réalisé avec un membre direct de la famille Elvis Presley. Susanne rêve de comparer son génome avec celui de Riley Keough, la fille de la regrettée Lisa Marie Presley et petite-fille du King. Une telle analyse permettrait de confirmer ou d’écarter définitivement la filiation. “Les liens génétiques avec la population nord-américaine que j’ai constatés ne suffisent pas”, reconnaît-elle. “Il me faudrait une comparaison directe.” Pour le moment, ni la famille ni les représentants du domaine Elvis Presley n’ont répondu à ses demandes. Mais Susanne garde espoir.
Il faut rappeler que les tests ADN vendus au grand public, comme ceux utilisés par Susanne, ne permettent pas d’identifier un ancêtre précis. Ils indiquent un pourcentage de correspondance avec des populations géographiques. Une ascendance nord-américaine peut correspondre à des millions de personnes. C’est pourquoi l’analyse des marqueurs génétiques avec un parent direct demeure indispensable.
Une affaire qui interroge la frontière entre mythe et réalité
Cette histoire rappelle à quel point le mythe d’Elvis Presley continue de fasciner, bien plus de quarante ans après sa disparition. Elle interroge aussi la frontière parfois mince entre une intime conviction et une réalité documentée. Les spécialistes de psychologie comportementale évoquent parfois des “délires de filiation” chez certaines personnes, qui s’inventent une parenté avec une célébrité. Le syndrome de Clérambault, par exemple, désigne la conviction délirante d’être aimé secrètement par une personne célèbre. D’autres troubles de l’identification peuvent amener des fans à se croire l’enfant d’une star. Ces phénomènes, bien que rares, sont documentés par la psychiatrie. Mais tous les cas ne se ressemblent pas. Dans celui de Susanne, la présence d’indices matériels et documentés oblige à ne pas écarter trop vite une explication plus complexe. La vérité, quelle qu’elle soit, repose désormais dans les laboratoires d’analyse ADN. En attendant, le public, lui, retient son souffle.



