Feux de forêt en France : un record alarmant d’hectares brûlés à la mi-juillet depuis 20 ans

Feux de forêt en France : un record alarmant d’hectares brûlés à la mi-juillet depuis 20 ans
L’été 2026 restera dans les annales comme une saison noire pour les forêts françaises. Jamais, depuis deux décennies, la France n’avait connu une telle surface de végétation réduite en cendres à la mi-juillet. Selon les dernières données satellitaires du système européen Effis, plus de 42 000 hectares sont déjà partis en fumée. Ce chiffre dépasse le triste record de 2022, où environ 40 000 hectares avaient brûlé à la même période. Pour comprendre l’ampleur de cette catastrophe, il suffit de comparer : les surfaces brûlées en 2026 sont déjà bien supérieures à l’ensemble de l’année 2025. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a lui-même qualifié la situation d’exceptionnelle sur France Inter, soulignant que “c’est beaucoup plus que tout ce qui a été brûlé l’année dernière et à la même période en 2022”. Avec 15 000 hectares brûlés depuis le début du mois, juillet 2026 devient le deuxième mois de juillet le plus dévastateur, juste derrière juillet 2022 et ses 27 000 hectares. Ce constat, glaçant, interroge sur l’évolution des risques climatiques et la nécessité de repenser nos stratégies de prévention.
Des incendies d’une ampleur inédite aux quatre coins du pays
Depuis le début de l’été, les départs de feu se multiplient sur l’ensemble du territoire. La forêt de Fontainebleau, joyau de l’Île-de-France, a été particulièrement touchée. À elle seule, elle concentre plus de 2 000 hectares brûlés suite à deux incendies majeurs survenus entre le 12 et le 14 juillet 2026. Les pompiers indiquent que si les feux sont aujourd’hui fixés, ils ne sont pas encore totalement éteints. Le risque de reprise est réel dans les prochains jours, d’autant que les conditions météorologiques restent défavorables.
Le Var et les Pyrénées-Orientales ne sont pas en reste. Ces régions, habituellement exposées aux incendies estivaux, subissent cette année des sinistres d’une violence rare. Les moyens aériens et terrestres sont déployés massivement, mais la sécheresse des sols complique le travail des soldats du feu. L’enquête sur l’origine des incendies a déjà permis la mise en cause de deux personnes et sept interpellations, rappelant que la négligence humaine reste un facteur aggravant dans la majorité des départs de feu.



