Étudiante enlevée à Aix-en-Provence : le lourd passé judiciaire du suspect refait surface

Un témoignage décisif qui accélère l’enquête
La jeune femme finit par regagner son domicile après plusieurs heures d’angoisse. Des policiers l’y attendent déjà pour recueillir son témoignage et les premiers éléments susceptibles d’orienter l’enquête. C’est là qu’un détail va considérablement accélérer les investigations.
La victime fournit le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule utilisé par son agresseur présumé. Grâce à cette information cruciale, les enquêteurs identifient rapidement le propriétaire du véhicule. Moins de trois heures après les faits, les forces de l’ordre procèdent à son interpellation. Lors de sa première audition, le suspect reconnaît les faits qui lui sont reprochés.
Le parquet décide alors de le poursuivre pour enlèvement, séquestration, viols et agressions sexuelles avec menace ou usage d’une arme, ainsi que pour menaces de mort, le tout dans le cadre d’une récidive légale. Le juge ordonne son placement en détention provisoire en attendant son procès.
Le lourd passé judiciaire du suspect : une condamnation à 18 ans de réclusion
Très vite, les enquêteurs découvrent que le suspect possède déjà un lourd passé judiciaire. L’homme de 47 ans avait déjà fait l’objet d’une condamnation prononcée par la cour d’assises des Alpes-Maritimes en janvier 2013. La justice l’avait alors reconnu coupable d’enlèvement, de séquestration, de viol ainsi que d’agression sexuelle avec menace ou usage d’une arme.
La cour avait prononcé une peine de dix-huit années de réclusion criminelle. Cette condamnation s’accompagnait également d’une mesure de sûreté de douze ans ainsi que d’un suivi socio-judiciaire destiné à encadrer sa réinsertion après sa sortie de prison. Le suspect se trouvait en détention depuis 2011, ce qui signifie qu’il avait déjà passé plus d’une décennie derrière les barreaux.



