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Enfant séquestré dans une camionnette pendant plus d’un an : le calvaire glaçant d’un garçon de 9 ans dans le Haut-Rhin

Un enfant enfermé depuis novembre 2024 : la chronologie du calvaire

Le début de la séquestration semble se situer entre septembre et décembre 2024. L’enfant avait alors 7 ans. Franceinfo Pendant plus d’un an, il a vécu dans ce véhicule garé dans une cour commune, été comme hiver, sans chauffage.

Son père lui apportait de la nourriture et des bouteilles d’eau en venant le voir deux fois par jour. L’enfant avait un baluchon de vêtements et devait faire ses besoins dans des bouteilles en plastique et des sacs-poubelles.

Depuis novembre 2024, l’enfant ne serait sorti que pendant l’été 2025, quand son père l’a autorisé à se rendre dans l’appartement pendant que la famille était en vacances. Il n’aurait pas pris de douche depuis fin 2024. France 3 Grand Est

Le père avait installé une caméra de vidéosurveillance sur la façade de l’immeuble, orientée vers la camionnette. Franceinfo Un dispositif de contrôle permanent, qui en dit long sur la préméditation de cette situation.

La justification du père : une explication qui ne tient pas

Face aux enquêteurs, le père de 43 ans a reconnu les faits mais s’est défendu avec un argument aussi glaçant qu’insuffisant. Il a affirmé l’avoir “mis dans cette camionnette à partir de novembre 2024 pour le protéger car sa compagne voulait le faire interner en psychiatrie”.

Le procureur a précisé qu'”aucun élément médical” n’avait étayé d’éventuels problèmes psychiatriques de l’enfant. Orange, autrement dit : rien ne justifiait cette décision. Aucun diagnostic, aucun suivi médical, aucune préconisation d’un spécialiste.

L’enfant a déclaré aux enquêteurs avoir eu de grosses difficultés relationnelles avec la compagne de son père. Cette dernière ne voulait plus de lui dans l’appartement et souhaitait qu’il soit interné en hôpital psychiatrique.

L’enfant, résigné, aurait compris et accepté le choix de son père de le cacher, convaincu qu’il valait mieux la camionnette que l’internement psychiatrique. Franceinfo Un enfant de 7, puis 8, puis 9 ans, qui a accepté sa propre réclusion parce que son père lui avait fait croire que c’était pour le protéger.


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