Emmanuel Petit et Zinédine Zidane : pourquoi les deux champions du monde 1998 ne sont jamais devenus amis

2008 : le livre qui a tout fait exploser
Tout bascule en 2008, à la sortie de l’autobiographie d’Emmanuel Petit. Dans cet ouvrage, l’ancien milieu de terrain ne ménage pas son illustre partenaire. Il le décrit comme un homme « trop lisse », lui reprochant notamment de trop fréquenter les grands patrons et de cultiver une image trop parfaite. Des propos qui font l’effet d’une bombe dans le petit monde du football français.
Il faut se replacer dans le contexte. En 2008, Zidane est déjà une légende vivante, intouchable, auréolé de son statut quasi mystique. Critiquer Zizou publiquement, c’est presque commettre un sacrilège. Emmanuel Petit le savait pertinemment. Mais il a assumé, quitte à passer pour l’homme qui s’en prend à plus grand que lui. Cette prise de parole a creusé un fossé que le temps n’a pas immédiatement comblé.
Car derrière la critique du « trop lisse », il y avait en réalité une vraie question de fond : celle de l’engagement, de l’authenticité, de la manière dont on gère le statut d’icône nationale. Petit reprochait à Zidane de ne pas assez mouiller sa chemise, de rester dans une zone de confort. Un reproche qui, aujourd’hui encore, divise les observateurs du ballon rond.



