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Édouard Philippe raconte l’hospitalisation de sa fille Sarah : le dilemme intime derrière une interview manquée

Rentrée 2017 : la veille d’une interview sous haute tension

À la rentrée 2017, le gouvernement Philippe est attendu sur plusieurs réformes. Les médias guettent la moindre parole. Édouard Philippe doit affronter une interview très attendue dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin, réputée pour ses questions directes. La veille de ce rendez-vous, un coup de fil bouleverse ses plans. Sa fille Sarah, alors âgée de sept ans, vient d’être hospitalisée à la suite d’un problème de santé. La fillette se trouve en vacances avec sa mère, Édith, loin de Paris. Elle est donc loin de son père, au moment où son état de santé inquiète. L’ancien Premier ministre a reconnu avoir été totalement déstabilisé par cette nouvelle. « J’avais été bombardé de questions de plus en plus précises et de plus en plus techniques… et je n’avais pas les réponses », a-t-il confié. Il a expliqué ce manque de maîtrise par la mauvaise soirée passée la veille : « Je n’avais pas passé une bonne soirée, je n’avais pas assez travaillé et ça s’est vu ». Derrière cet aveu, il y a une réalité simple : l’inquiétude pour son enfant a écrasé sa capacité de préparation.

Rester à Paris plutôt que rejoindre sa fille : un choix qui interroge

Face à une telle situation, le réflexe que beaucoup attendent serait de monter dans une voiture et de parcourir les trois heures de route séparant Paris du lieu d’hospitalisation. Mais Édouard Philippe a fait un autre choix. Il est resté à Paris. Un choix qui peut sembler froid, mais qui reposait sur une double logique. D’abord, la fillette était entourée de médecins et bénéficiait d’une prise en charge adaptée. Ensuite, la présence d’un chef du gouvernement dans un service hospitalier aurait pu générer une agitation nuisible à la sérénité des soins. L’ancien Premier ministre a expliqué avoir pris cette décision en conscience de ses responsabilités politiques, mais aussi de la situation de sa fille. Pour autant, ce choix reste pour lui un souvenir amer. Quand Guillaume Pley lui a demandé s’il avait envisagé d’évoquer publiquement, à l’époque, les raisons de sa fatigue et de son manque de préparation, Édouard Philippe a coupé court. Ce silence en dit long sur la réticence des responsables à mêler famille et communication politique.


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