INSOLITE

Drame à Gagny : une octogénaire atteinte d’Alzheimer tuée par balle par son mari, qui a ensuite tenté de se suicider

Les chiffres des féminicides en France

Au 8 avril 2026, le collectif féministe NousToutes dénombrait 37 féminicides depuis le début de l’année. Un chiffre en légère baisse par rapport à 2025 (où on en comptait 45 à la même période), mais toujours dramatiquement élevé. La Seine-Saint-Denis est l’un des départements les plus touchés, avec déjà 5 féminicides en 2026.

Si l’on inclut les meurtres de femmes âgées par leur conjoint (souvent classés comme « homicide conjugal » mais parfois traités à part), le chiffre grimpe encore. La question de la « fin de vie » et de l’ « euthanasie » est régulièrement soulevée, mais les associations féministes rappellent que tuer sa femme, même par « compassion », reste un homicide.

Les ressources pour les victimes de violences conjugales

Si vous ou l’un de vos proches êtes victime de violences conjugales, il s’agit d’un signal d’alarme à prendre très au sérieux. Dans cette situation, il est conseillé d’appeler le 3919, la ligne d’écoute nationale destinée aux femmes victimes de violences, ou la police (17) en cas de danger immédiat.

Le 3919 est un numéro gratuit et anonyme, accessible 24h/24 et 7j/7. Il s’adresse également à l’entourage des victimes. Depuis le 2 février 2026, un tchat a été mis en place sur le site du gouvernement, afin d’offrir une alternative aux femmes pour lesquelles passer un appel téléphonique représente un frein (présence du conjoint, difficulté à parler, etc.).

Ce qu’il faut retenir

  • Drame à Gagny (93) : une femme de 84 ans, atteinte d’Alzheimer, tuée par balle par son mari de 88 ans.

  • Le mari a tenté de se suicider : il est hospitalisé, conscient.

  • C’est leur fils qui a fait la macabre découverte.

  • Enquête ouverte pour homicide conjugal.

  • Deux féminicides en trois jours en Seine-Saint-Denis, dont celui de Bondy.

  • 37 féminicides au 8 avril 2026 selon NousToutes.

  • Numéro d’urgence : 3919 (violences conjugales) / 17 (police).

Conclusion : un drame de la solitude et de l’épuisement

Ce drame de Gagny est d’une tristesse infinie. Un couple uni depuis soixante ans, une maladie dévastatrice, un mari qui n’a pas su (ou pas pu) demander de l’aide, et qui a préféré en finir. Il a tué sa femme, puis a tenté de se suicider. Il a raté son suicide. Il vivra désormais avec la culpabilité d’avoir ôté la vie à celle qu’il aimait.

Les voisins décrivent un homme discret, attentionné, qui sortait peu. Personne n’a vu les signes. Personne n’a imaginé l’horreur. C’est là toute la difficulté de la prévention : la plupart des féminicides sont commis par des conjoints « sans histoires », sans antécédents de violence.

Alors, que faire ? Se parler, s’écouter, tendre la main. Ne pas laisser un proche s’isoler face à sa souffrance. Proposer de l’aide, des solutions de répit. Et si malgré tout, le pire arrive, ne pas hésiter à appeler les secours.

Repose en paix. Et que ce drame nous rappelle que la solitude tue, parfois plus sûrement que les balles.

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