Disparition de Lyhanna : un corps retrouvé près du collège, l’enquête bascule dans une nouvelle phase

Disparition de Lyhanna : un corps retrouvé près du collège, l’enquête bascule dans une nouvelle phase
L’affaire qui tient le Gers en haleine depuis plusieurs jours vient de connaître un tournant décisif. Ce jeudi 4 juin 2026, les enquêteurs ont fait une découverte macabre à proximité de Fleurance, là où la jeune Lyhanna, 11 ans, avait disparu une semaine plus tôt. Un corps a été retrouvé dans une zone que les forces de l’ordre considéraient comme prioritaire depuis le début des recherches.
Cette trouvaille a immédiatement bouleversé les habitants de la commune et plongé la région dans une profonde émotion. Pour l’instant, les autorités restent prudentes et ne confirment pas formellement l’identité de la victime. Des examens médico-légaux sont en cours, et il faudra patienter avant d’obtenir des conclusions définitives. Pourtant, malgré cette retenue officielle, l’atmosphère est lourde dans les rues de Fleurance. Chacun retient son souffle, espérant que la lumière soit faite sur ce drame qui a mobilisé jusqu’à 180 gendarmes.
Dans ce contexte, l’enquête entre désormais dans une nouvelle phase, plus technique et plus judiciaire. Les prochaines heures seront cruciales pour comprendre ce qui est arrivé à la collégienne et pour établir les responsabilités. Voici tout ce que l’on sait à ce stade de l’affaire.
Le déroulement des faits : de la disparition à la découverte du corps
Tout commence le vendredi 29 mai. Ce jour-là, vers 15 heures, Lyhanna quitte le collège Hubert-Reeves de Fleurance après ses cours. Rien ne laisse présager le drame qui se prépare. Quelques heures plus tard, ses parents constatent son absence et alertent immédiatement la gendarmerie. Très vite, les forces de l’ordre réagissent et mettent en place un dispositif de recherche impressionnant.
Les enquêteurs exploitent les images de vidéosurveillance situées aux abords de l’établissement scolaire. Et là, le choc : les enregistrements montrent la jeune fille montant dans une voiture grise peu après sa sortie du collège. Cette image devient la pièce maîtresse de l’enquête. Grâce à elle, les enquêteurs remontent jusqu’au propriétaire du véhicule : Jérôme B., un homme de 41 ans.
Les autorités l’interpellent rapidement. Les magistrats le mettent en examen pour enlèvement et séquestration d’un mineur de moins de 15 ans. La justice ordonne également son placement en détention provisoire. Selon les éléments communiqués par le parquet, certaines déclarations du suspect apparaissent incohérentes aux yeux des enquêteurs. Ces contradictions poussent les autorités à approfondir leurs vérifications.
Les recherches s’intensifient autour de Fleurance
Pendant ce temps, les recherches se poursuivent sur le terrain. Jusqu’à 180 gendarmes participent aux opérations autour de Fleurance. Des équipes spécialisées rejoignent également le dispositif. Les forces de l’ordre utilisent plusieurs méthodes : certaines patrouilles progressent à pied dans les zones difficiles d’accès, d’autres interviennent à cheval pour couvrir davantage de terrain. Cette mobilisation témoigne de l’ampleur de l’enquête.
C’est précisément dans une zone considérée comme prioritaire que le corps a été retrouvé. Selon les premières informations, la dépouille se trouvait dans une usine agricole située non loin du collège Hubert-Reeves. Dès la découverte, les gendarmes ont sécurisé les lieux. Les techniciens en identification criminelle ont ensuite pris le relais. Leur mission : analyser chaque détail susceptible d’éclairer les circonstances de cette affaire.
Les examens médico-légaux : une étape déterminante pour l’enquête
Avec la découverte du corps, l’enquête entre dans une phase plus technique. Les experts réalisent actuellement des relevés minutieux sur la scène de crime. Ils photographient chaque détail, recherchent d’éventuelles traces et collectent des indices matériels. Chaque élément peut contribuer à reconstituer les événements.
Les examens médico-légaux représentent désormais une étape cruciale. Les experts doivent procéder à une identification formelle grâce à des analyses ADN. Une autopsie permettra également de déterminer les causes exactes du décès. Ces résultats sont attendus avec une immense impatience, tant par les enquêteurs que par la famille et les habitants.
Dans l’attente de ces résultats, les enquêteurs maintiennent toutes les hypothèses ouvertes. Ils refusent toute conclusion prématurée afin de préserver la rigueur de la procédure. Cette prudence est d’autant plus nécessaire que l’affaire est particulièrement sensible sur le plan médiatique et émotionnel.



