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Didier Decoin, prix Goncourt 1977 et ancien président de l’Académie, est mort à 81 ans

La famille Decoin : l’écriture comme filiation

L’une des plus belles facettes du parcours de Didier Decoin, c’est la manière dont il a transmis la passion des mots à ses trois fils. Avec son épouse Chantal, rencontrée lors d’une séance de dédicaces et qui deviendra sa première lectrice pendant près de cinquante ans, il construit une famille soudée entre un petit village normand près de Giverny et une maison de pêcheur dans le Cotentin. C’est là, face à la mer, qu’ils élèvent Julien, Benjamin et Benoît.

L’aîné, Julien Decoin, est devenu à son tour romancier et assistant réalisateur. Dans une interview au Figaro en 2014, il confiait combien son père l’avait soutenu, se montrant « très encourageant et enthousiaste ». Le père, de son côté, racontait sa fierté en découvrant le premier manuscrit de Julien : « À la dixième page, j’étais rassuré. Je savais qu’il y avait un ton, une personnalité, de l’inventivité. » Une scène intime qui dit tout de cette famille où la critique littéraire se fait à la table du petit‑déjeuner. Benjamin Decoin, le deuxième fils, a choisi la photographie, réalisant des portraits autour de l’univers littéraire. Quant à Benoît, il s’est spécialisé dans la peinture. Ainsi, chez les Decoin, les arts visuels et l’écriture se répondent, dans une alchimie rare qui rappelle que la créativité peut être une affaire de transmission.

Pour les parents qui rêvent de voir leurs enfants s’épanouir dans une voie artistique, cette dynastie offre une leçon précieuse. Proposer à un adolescent un cours d’écriture créative en ligne ou un atelier de photographie peut semer une graine qui germera bien plus tard. L’histoire des Decoin montre que le talent n’est pas simplement inné : il se cultive, s’accompagne, avec bienveillance et exigence. De nombreux auteurs en herbe cherchent d’ailleurs aujourd’hui des formations d’écriture pour structurer leur pratique. Le marché des cours en ligne a explosé ces dernières années, et la demande pour des programmes de développement personnel lié à l’écriture ne cesse de croître. Une bonne raison de s’y intéresser, qu’on ait 20 ou 60 ans.


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