Détroit d’Ormuz : l’Iran menace de le fermer après les frappes israéliennes, le pétrole flambe

Même sans fermeture totale, la menace pèse sur les marchés
Toutefois, la situation en elle-même fait craindre le pire, et ce même si le détroit n’est pas complètement fermé. Pourquoi ? Parce qu’une grande partie de la réserve de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est située dans le golfe Persique, alertent déjà des experts chez ING.
Les compagnies d’assurance pourraient refuser d’assurer les navires transitant dans la zone. Les pétroliers pourraient choisir des routes plus longues (en contournant l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance), ce qui augmenterait les coûts de transport et les délais. Les infrastructures pétrolières (plateformes, oléoducs, terminaux) pourraient être ciblées par des missiles ou des drones.
Autant de facteurs qui, sans fermeture officielle, feraient automatiquement monter les prix.
Emmanuel Macron alerte : « Il faut se préparer »
Preuve que le sujet inquiète au plus haut sommet de l’État, le président français Emmanuel Macron a déjà alerté sur un risque d’impact sur l’économie mondiale. « Compte tenu de l’incapacité de qui que ce soit à se prononcer sur la durée et l’étendue des ripostes, il faut se préparer », a déclaré Emmanuel Macron vendredi 13 juin.
Une déclaration prudente, mais qui reflète l’inquiétude des chancelleries. Une flambée du pétrole aurait des conséquences immédiates sur le prix des carburants, et donc sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà mis à mal par l’inflation post-COVID et la guerre en Ukraine.



