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Détroit d’Ormuz : l’Iran menace de le fermer après les frappes israéliennes, le pétrole flambe

Des frappes aériennes également possibles

En cas d’attaque de navires pétroliers, des frappes aériennes pourraient également être menées par l’aviation iranienne, bien que celle-ci soit moins moderne et moins entraînée que celle d’Israël ou des États-Unis. L’Iran pourrait aussi utiliser ses alliés régionaux (Houthis au Yémen, milices chiites en Irak et en Syrie, Hezbollah au Liban) pour mener des actions déstabilisatrices sans revendiquer officiellement.

Un scénario de repli des prix à moyen terme ?

Sollicité par Capital, le responsable matières premières chez Montbleu Finance, Alain Corbani, s’attend à un scénario de repli des prix du pétrole à moyen terme. Selon lui, les fondamentaux du marché (offre et demande) ne justifient pas une flambée durable. Les stocks mondiaux sont élevés, la production américaine est en hausse, et la demande chinoise, moteur des prix, reste atone.

Toutefois, il souligne que la psychologie des marchés peut l’emporter sur les fondamentaux. Si les investisseurs anticipent une coupure prolongée du détroit d’Ormuz, les prix peuvent monter bien au-delà de ce que justifierait l’économie réelle.

Ce qu’il faut retenir

  • Israël a frappé l’Iran le 13 juin, en riposte à des attaques antérieures.

  • L’Iran menace de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 20 % du pétrole mondial.

  • Le pétrole a bondi de plus de 12 % dès les premières heures.

  • Emmanuel Macron appelle à la préparation : « Il faut se préparer. »

  • Les capacités militaires de l’Iran sont réelles : missiles, drones, harcèlement naval.

  • À moyen terme, les experts prévoient un repli des prix, sauf si la crise s’installe.

Conclusion : une crise qui peut durer

La menace iranienne de fermer le détroit d’Ormuz n’est pas nouvelle. Mais cette fois, les frappes israéliennes ont franchi une ligne rouge, et l’Iran se sent obligé de réagir. La question n’est plus de savoir si l’Iran va riposter, mais « comment » et « jusqu’où ».

Si le détroit est bloqué ne serait-ce que quelques jours, les prix du pétrole flamberaient, l’inflation repartirait, et les économies occidentales, déjà fragiles, subiraient un choc supplémentaire. Si la crise dure, les conséquences pourraient être désastreuses : pénuries, récession, tensions sociales.

Les prochains jours seront décisifs. La communauté internationale tente de calmer le jeu. Mais l’Iran, isolé et sous pression, pourrait opter pour l’escalade. Dans ce cas, le monde entrerait dans une nouvelle ère de tension énergétique, avec des répercussions sur tous les secteurs : transports, industrie, agriculture, et jusqu’à notre chauffage.

Préparez-vous. Le baril de pétrole pourrait bientôt dépasser 150 dollars. Et votre facture à la pompe aussi.

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