Clémentine Jaraud, maquilleuse de Patrick Bruel depuis 36 ans, conteste la version de Flavie Flament dans Sept à huit

Clémentine Jaraud sort du silence après trente-six ans de collaboration
Présente aux côtés de Patrick Bruel depuis sa jeunesse professionnelle, Clémentine Jaraud connaît les coulisses mieux que quiconque. Dans Sept à huit, elle a expliqué ne pas reconnaître la personne décrite par les plaignantes. Son argument est simple : en trente-six ans de travail commun, elle n’a jamais constaté de comportement déplacé, ni envers elle, ni envers ses collègues.
« Je travaille avec lui depuis que je suis très jeune, si ça avait été la personne que certaines femmes décrivent, peut-être qu’il aurait été déplacé avec moi », a-t-elle déclaré. Elle a ensuite insisté sur le fait que ni l’habilleuse, ni la coiffeuse, ni aucune autre personne de l’équipe n’est venue se plaindre d’un quelconque geste inapproprié. Pour elle, un tel silence collectif est un élément important dans la compréhension de l’affaire.
« On passe dans les couloirs, on entend des choses » : un témoignage qui interpelle
La maquilleuse a surtout livré une phrase qui a marqué les esprits. Interrogée sur la possibilité que des agissements répréhensibles aient pu lui échapper, elle a répondu avec assurance : « Nous on est dans les petits coins des loges, on entend beaucoup de choses hein. On passe dans les couloirs, on entend des choses, on a beaucoup de secrets dans nos têtes… Donc oui, je pense que j’aurais été au courant. »
Cette conviction repose sur une réalité des métiers du spectacle : les loges, les coulisses et les tournées sont des espaces où les confidences circulent. Clémentine Jaraud considère que si des faits graves s’étaient produits, ils auraient laissé des traces dans l’entourage professionnel. Son témoignage tend donc à semer le doute sur la version de Flavie Flament, sans pour autant apporter de preuve définitive.
Les contradictions pointées dans le récit de l’animatrice
Le témoignage de Clémentine Jaraud ne vient pas seul. Deux proches de Flavie Flament, cités sous couvert d’anonymat par Le Parisien, ont estimé que l’histoire racontée aujourd’hui serait « à l’exact opposé de ce qu’elle racontait il y a quelques années ». L’une de ces personnes a notamment jugé que « cette histoire de thé empoisonné en 1991 » ne tenait pas debout. Elle a aussi souligné que l’animatrice n’avait jamais émis de réserve à l’idée d’inviter Patrick Bruel dans ses émissions, bien au contraire.
Clémentine Jaraud a confirmé ce souvenir. Selon elle, lorsque Flavie Flament recevait le chanteur plusieurs années après les faits présumés, elle venait saluer tout le monde dans les loges. « Elle était très très gentille avec lui. Elle n’avait jamais eu la moindre once d’angoisse ou de stress », a affirmé la maquilleuse. Avant d’ajouter : « Je peux vous jurer que quand les gens ne veulent pas se croiser, ils ne se croisent pas. On ne va pas dans la loge d’un artiste quand on n’a pas envie de le voir. »



