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Clémentine Célarié et son cancer du côlon : « Je suis condamnée à vivre avec » – Un témoignage de résilience

« Je suis condamnée à vivre avec » : vivre avec un cancer chronique

L’expression « condamnée à vivre avec » peut sembler lourde. Pourtant, elle porte une forme de liberté. Clémentine explique qu’elle a dû faire le deuil d’une vie sans cancer pour embrasser une réalité différente. « Mon cancer est toujours là. Il ne partira pas. Mais moi, je suis toujours là aussi. » Cette acceptation n’est pas une résignation ; c’est une stratégie de survie.

La force de l’acceptation

Vivre avec un cancer chronique, c’est réapprendre à écouter son corps. Clémentine raconte comment elle a modifié son rythme de vie, son alimentation, ses priorités. Elle a intégré des moments de repos, des activités douces comme la marche ou la méditation. « Je ne lutte plus contre la maladie, j’apprends à cohabiter avec elle. » Ce changement de perspective est soutenu par de nombreux psychologues spécialisés en oncologie. Accepter ne signifie pas baisser les bras, mais plutôt concentrer son énergie sur ce qui est réellement important.

Le rôle de la famille et des proches

Dans ce parcours, l’entourage joue un rôle crucial. Clémentine insiste sur le soutien de ses enfants, de ses amis, de son équipe théâtrale. « Sans eux, je ne pourrais pas continuer. » La maladie isole, mais les liens humains tissent un filet de sécurité. Pour les proches, il n’est pas toujours facile de savoir comment aider. L’écoute, la présence discrète, les petites attentions quotidiennes font souvent plus que les grands gestes. Clémentine encourage les familles à ne pas avoir peur d’aborder le sujet, à poser des questions, à rire aussi. « Le cancer n’interdit pas l’humour, au contraire. »

Du combat à la création : « Mon cowboy », une pièce née de la maladie

Comment transformer une épreuve en œuvre d’art ? C’est le défi que Clémentine Célarié s’est lancé. Mon cowboy est une pièce de théâtre comique qu’elle a écrite et interprétée, inspirée directement de son expérience avec la maladie. Loin d’être un drame larmoyant, le spectacle mêle autodérision, tendresse et regards lucides sur la mort.

« Je voulais parler de la vie, pas de la maladie », précise-t-elle. Dans la pièce, elle incarne une femme qui apprend qu’elle est malade et décide de partir à l’aventure, un peu cowboy, un peu poète. Le projet est né pendant les périodes de traitement, quand l’actrice avait besoin de se projeter dans quelque chose de joyeux. « Créer, c’est une façon de ne pas être seulement patiente. »

Son initiative rejoint les recherches en art-thérapie : l’expression créative aide à diminuer l’anxiété, à donner du sens à la souffrance, à retrouver une identité qui dépasse celle de malade. Pour Clémentine, monter sur scène est un acte de résistance. « Quand je joue, je ne suis pas une cancéreuse. Je suis une actrice. » Ce message résonne particulièrement pour tous ceux qui vivent avec une maladie chronique : il est possible de continuer à rêver, à créer, à vivre pleinement.


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