Céline Dion et le syndrome de la personne raide : pourquoi une crise reste possible pendant ses concerts de Paris

Ce que dit la neurologue Amanda Piquet
Invitée de l’émission Tout beau, tout n9uf sur W9, le docteur Amanda Piquet, qui suit Céline Dion depuis plusieurs années, a brisé le silence. Son constat est nuancé : oui, la chanteuse est en bien meilleure forme. Non, elle n’est pas à l’abri d’une crise en plein concert.
« Cela peut parfois déclencher des symptômes chez les patients atteints du syndrome de la personne raide et provoquer des spasmes musculaires », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « Ces spasmes sont souvent déclenchés par des éléments prévisibles. Cela comprend le bruit, la foule et les lumières vives. Il peut y avoir aussi un stress émotionnel. Vous pouvez donc imaginer à quel point cela peut être difficile à gérer. »
Autrement dit, tout ce qui fait la magie d’un concert — les projecteurs, la clameur du public, l’adrénaline — constitue précisément un terrain favorable aux déclencheurs de la maladie. Un paradoxe cruel pour une artiste dont la scène est la raison de vivre.
Les facteurs déclenchants à surveiller
Pour mieux comprendre l’enjeu, il faut saisir la logique de cette maladie auto-immune rare, qui touche environ une personne sur un million selon les estimations médicales. Les symptômes varient énormément d’un patient à l’autre, ce qui complique toute prédiction. Chez Céline Dion, les principaux éléments susceptibles de provoquer une crise sur scène sont :
- Les lumières vives et stroboscopiques, qui stimulent excessivement le système nerveux ;
- Le bruit intense, entre la musique amplifiée et les cris du public ;
- La foule, source de pression sensorielle et émotionnelle ;
- Le stress émotionnel, particulièrement élevé lors d’un retour aussi symbolique ;
- La fatigue physique, accumulée au fil des répétitions et des représentations.
La neurologue tient toutefois à saluer le courage de sa patiente. Elle qualifie Céline Dion d’« incroyablement courageuse » et estime que s’exposer publiquement avec une telle maladie relève d’« un acte de courage au quotidien ».



