Céline Dion à Paris : sa neurologue Amanda Piquet explique pourquoi une crise reste possible en plein concert

Céline Dion à Paris : sa neurologue Amanda Piquet explique pourquoi une crise reste possible en plein concert
Le compte à rebours touche à sa fin. Samedi 12 septembre, Céline Dion retrouvera la scène de la Plenitude Arena, à Paris, pour lancer une série de concerts très attendus. Un retour qui ressemble à une renaissance pour la chanteuse québécoise, contrainte d’interrompre son Courage World Tour en 2020 pour affronter le syndrome de la personne raide. Entre les répétitions, les rendez-vous médicaux et les fans massés devant son hôtel depuis son arrivée dans la capitale le 28 août, l’artiste de 58 ans affiche une forme apparente qui rassure. Mais derrière cette énergie retrouvée se cache une réalité médicale complexe, que sa neurologue Amanda Piquet a accepté de détailler pour la première fois à la télévision, dans l’émission Tout beau, tout n9uf sur W9.
Car si Céline Dion monte sur scène, elle n’est pas pour autant débarrassée de sa maladie. Le syndrome de la personne raide provoque des spasmes musculaires violents, imprévisibles, capables de paralyser le quotidien et d’empêcher jusqu’au chant. Comprendre ce qui se joue dans les coulisses de ce retour permet de mesurer l’ampleur du défi, mais aussi de saisir pourquoi le sujet dépasse largement le cadre du spectacle.
Un retour sur scène préparé comme une performance sportive de haut niveau
Depuis son arrivée à Paris, Céline Dion vit au rythme d’une préparation millimétrée. Répétitions, soins, échanges avec son équipe : rien n’est laissé au hasard. Cette discipline n’a rien d’étonnant quand on connaît l’exigence de la chanteuse, mais elle prend une dimension toute particulière dans le contexte de sa maladie neurologique.
Amanda Piquet, qui suit l’interprète de My Heart Will Go On depuis plusieurs années, l’a rappelé sans détour : les symptômes du syndrome de la personne raide peuvent représenter un véritable défi pour toute personne pratiquant une activité physique intense. Or, un concert de deux heures n’est rien d’autre qu’un effort physique soutenu, mêlant contrôle de la respiration, posture, déplacements et concentration extrême. La neurologue a d’ailleurs salué le courage de sa patiente, qualifiant sa décision de s’exposer publiquement alors qu’elle est atteinte de cette pathologie d’« acte de courage au quotidien ».
Cette franchise tranche avec le discours habituel autour des retours scéniques. Ici, pas de promesse de guérison ni de triomphe assuré : juste une artiste qui avance, entourée d’une équipe médicale, en acceptant une part d’incertitude.



