Cédric Jubillar reconnaît sa responsabilité dans la mort de Delphine Jubillar : aveux écrits, réactions des proches et suites du procès en appel

Nadine Fabre, la mère de Cédric, parle d’un cœur partagé
Interrogée par téléphone, Nadine Fabre, la mère de Cédric Jubillar, livre une réaction bouleversante. Sa voix tremble. Elle explique que son cœur de maman espérait qu’il n’y soit pour rien, s’accrochant au moindre doute, mais que sa tête de femme sensée ne pouvait aboutir qu’à la conclusion de sa culpabilité. « Cette fois, si tout cela se confirme, c’est fini… Il n’y a plus aucune place pour le doute », confie-t-elle.
Elle se dit triste et soulagée à la fois. Ses pensées vont d’abord à ses petits-enfants, Louis et Elyah, qui grandissent avec l’absence de leur mère et l’incarcération de leur père. Elle évoque aussi la famille de Delphine, dont la douleur reste immense. Ces aveux, s’ils sont confirmés, marquent pour elle la fin d’une ambiguïté insoutenable. Nadine Fabre n’avait pas cherché à défendre son fils au premier procès, sans pour autant l’accabler. Aujourd’hui, elle semble accepter une vérité qu’elle redoutait.
Jennifer, l’ex-compagne qui avait déjà parlé d’aveux
Le revirement de Cédric Jubillar trouve un écho particulier chez Jennifer, une femme de trente-deux ans avec qui le détenu a eu une relation. Elle avait déjà affirmé que l’artisan lui avait avoué le meurtre de Delphine, qui voulait le quitter. Selon ses déclarations précédentes, il lui aurait même montré la manière dont il aurait étranglé son épouse. Des propos que la défense de l’époque avait contestés, remettant en cause sa crédibilité.
À l’annonce des aveux écrits, Jennifer ne se dit pas surprise sur le fond. Ces écrits confirment, selon elle, ce qu’il lui avait répété à plusieurs reprises au parloir de la prison. Elle pensait toutefois que l’endroit où il aurait caché le corps de Delphine resterait son jardin secret. Désormais, elle estime qu’il serait disposé à donner des indications précises à la justice. Elle s’interroge sur le rôle de son ancien système de défense, sans excuser l’essentiel. Pour elle, ce qui compte, c’est la sortie du déni pour ses enfants et la confrontation avec ce qu’il a commis.



