Cédric Jubillar avoue le meurtre de Delphine : les réactions poignantes de sa mère et de ses proches

Cédric Jubillar avoue le meurtre de Delphine : les réactions poignantes de sa mère et de ses proches
L’affaire Jubillar vient de connaître un rebondissement aussi soudain qu’inattendu. Après cinq années et demie de dénégations, de procédures et de souffrances silencieuses, Cédric Jubillar a finalement reconnu sa responsabilité dans la mort de son épouse Delphine. C’est par une lettre adressée à ses avocats, Mes Pierre et Guy Debuisson, que l’homme de 38 ans a brisé le silence. Un aveu rendu public ce lundi 6 juillet 2026 par nos confrères de La Dépêche du Midi, et qui a immédiatement provoqué une onde de choc au sein de la famille et des proches.
Condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle, le peintre-plaquiste était en attente de son procès en appel prévu pour septembre prochain. Mais ce coup de théâtre judiciaire risque fort de bouleverser le calendrier. Selon ses avocats, Cédric Jubillar souhaite désormais « alléger sa conscience » et se dit prêt à collaborer pleinement avec la justice. Tous les éléments qu’il a confiés dans ce courrier seront remis aux magistrats chargés de l’enquête. Mais dans l’entourage de Delphine, la prudence reste de mise. Beaucoup redoutent que ce revirement ne soit qu’une nouvelle manœuvre de la part d’un homme décrit comme manipulateur.
Des aveux accueillis avec une méfiance légitime
Du côté des avocats des proches de Delphine Jubillar, le ton est résolument prudent. Pauline Rongier, qui défend les intérêts d’Emy, la meilleure amie de la jeune infirmière disparue, ne cache pas son scepticisme. « Il commence par une annonce médiatique en indiquant qu’il livrera les détails au juge. Il se trouve ainsi à nouveau dans une forme de contrôle », a-t-elle déclaré sur BFMTV, évoquant la personnalité « narcissique » de Cédric Jubillar.
Un avis partagé par l’avocat de Lolita Escobedo, la cousine de Delphine. « Dans ce dossier, plus rien ne me surprend tant nous sommes hélas habitués aux coups de théâtre et aux effets de manche », a-t-il confié à Sud Ouest, ajoutant qu’il redoutait « une nouvelle gesticulation ». Sa conclusion est sans appel : « Avec Jubillar, je doute de tout. »
Cette défiance est compréhensible. Pendant plus de cinq ans, Cédric Jubillar a maintenu son innocence, malgré un faisceau de présomptions accablantes. L’absence de corps n’a pas empêché la justice de le condamner lourdement. Aujourd’hui, alors qu’il pourrait enfin livrer l’emplacement de la dépouille de Delphine, beaucoup se demandent si cet aveu est sincère ou s’il s’agit d’une ultime tentative de contrôle.



