Catherine Ringer, voix des Rita Mitsouko, est morte à 68 ans : retour sur un destin marqué par Fred Chichin

Catherine Ringer, voix des Rita Mitsouko, est morte à 68 ans : retour sur un destin marqué par Fred Chichin
Catherine Ringer, l’une des voix les plus reconnaissables de la chanson française, s’est éteinte dans la nuit du 14 septembre 2026 à l’âge de 68 ans. Selon le communiqué publié par ses proches, la chanteuse a été emportée par un cancer foudroyant, une maladie qui n’avait pas été rendue publique auparavant. C’est sa famille, et notamment ses trois enfants, qui a annoncé la triste nouvelle, provoquant une vague d’émotion bien au-delà des frontières de l’Hexagone.
Pour toute une génération, Catherine Ringer incarnait bien plus qu’une interprète : elle était la moitié d’un duo mythique, les Rita Mitsouko, formé avec Fred Chichin. Ensemble, ils ont bousculé les codes de la pop française, mêlant rock, chanson et expérimentations sonores avec une liberté rare. Mais derrière la scène et les tubes, il y avait une histoire d’amour hors norme, une complicité de près de trente ans que la mort de Fred, en 2007, a brisée net. Une blessure dont Catherine Ringer ne s’est, de son propre aveu, jamais vraiment remise.
Une carrière lancée aux côtés de Fred Chichin
L’histoire commence à la fin des années 1970. Catherine Ringer, alors mannequin et comédienne, croise la route de Fred Chichin en 1979. Elle a 21 ans, lui un peu plus. Très vite, leur entente artistique et personnelle donne naissance à un projet musical qui allait marquer les esprits : les Rita Mitsouko. Le duo impose un style inclassable, à mi-chemin entre le rock, la new wave et la chanson française, avec des titres devenus cultes comme “Marcia Baïla” ou “C’est comme ça”.
Leur alchimie ne se limitait pas à la musique. Catherine et Fred forment un couple dans la vie, et de leur union naissent trois enfants : Ginger, Simone et Raoul. Une famille qui grandit au rythme des tournées, des albums et des succès. Pour Catherine Ringer, cette période représente l’accomplissement d’un don qu’elle a cultivé avec celui qu’elle considérait comme son âme sœur. Elle le confiera plus tard avec émotion : elle a eu “la chance de cultiver ce don pour la musique avec un merveilleux partenaire”.
Cette complicité artistique et familiale a façonné une carrière exceptionnelle, faite de disques marquants et de concerts mémorables. Mais elle a aussi créé une dépendance affective profonde, qui allait rendre la séparation d’autant plus douloureuse.



