Catherine Frot rend un hommage déchirant à sa sœur Dominique, disparue à 68 ans : “Elle est partie en un mois”

Un hommage qui interroge sur la gestion du deuil et de la santé mentale
Au-delà de l’émotion, ce témoignage soulève des questions plus larges sur la manière dont nous accompagnons nos proches dans l’épreuve de la maladie. La rapidité de la dégradation de l’état de Dominique Frot rappelle à quel point certaines pathologies neurologiques peuvent être dévastatrices, tant pour les patients que pour leur entourage.
En France, on estime à plus de 4 millions le nombre de personnes touchées directement ou indirectement par des maladies neurologiques, selon les données de Santé Publique France. Un chiffre qui souligne l’importance d’un accompagnement psychologique adapté, aussi bien pour les malades que pour leurs familles.
Pour Catherine Frot, la scène et les planches ont peut-être constitué une forme de thérapie. Elle qui s’apprête à remonter sur scène à partir du 23 septembre au Théâtre des Bouffes Parisiens, dans une nouvelle pièce, a choisi de poursuivre son art malgré l’immense chagrin.
Quand le travail devient un refuge
Reprendre le chemin des répétitions et des représentations, c’est aussi une manière de rendre hommage à sa sœur disparue. Car au-delà de la douleur, il reste cette passion commune pour le jeu, cette flamme artistique qui les unissait sans qu’elles n’en parlent jamais vraiment.
Une relation fraternelle au-delà des apparences
Ce que révèle Catherine Frot dans cet entretien, c’est une relation bien plus complexe qu’il n’y paraît. Deux sœurs, deux actrices, un même amour du métier, mais une pudeur qui les empêchait d’aborder frontalement leurs carrières respectives. Comme si, pour préserver leur complicité, il fallait absolument maintenir une forme de distance professionnelle.
Cette dynamique familiale, bien que singulière, n’est pas si rare dans les fratries où plusieurs membres exercent le même métier. La comparaison, les attentes, parfois les jalousies, poussent souvent à instaurer des barrières invisibles. Chez les Frot, cette barrière était assumée, presque revendiquée.
Aujourd’hui, Catherine Frot doit apprendre à vivre sans cette sœur avec qui elle partageait tant, sans jamais en parler. Un deuil d’autant plus difficile qu’il touche à une relation unique, faite de non-dits et de tendresse implicite.



