Canicule : une femme de ménage s’écroule après une journée épuisante, son dernier SMS bouleverse les internautes

Les métiers physiques en première ligne face aux vagues de chaleur
Montse Aguilar travaillait pour une entreprise de nettoyage mandatée par la mairie de Barcelone. Ce 28 juin 2025, elle a commencé son service à 14 h 30, en plein cœur de l’après-midi, dans le centre historique de la ville. Les températures dépassaient les 35 °C. Les ruelles étroites emmagasinaient la chaleur. Les touristes continuaient d’affluer, insouciants.
Très vite, Montse a ressenti des crampes dans les bras, des douleurs dans la poitrine, le cou et le dos. Son responsable lui a conseillé de boire de l’eau et lui a même proposé d’arrêter son service. Mais elle a continué. Pourquoi ? Sans doute par conscience professionnelle. Peut-être aussi parce qu’elle ne mesurait pas pleinement le danger.
C’est là tout le problème. Les métiers physiques exposent à un risque accru, mais les travailleurs eux-mêmes ont du mal à s’arrêter. On veut finir sa tâche. On ne veut pas décevoir. On pense que la fatigue est normale. Sauf que la canicule ne pardonne pas.
Les agents de nettoyage, les éboueurs, les ouvriers du bâtiment, les jardiniers, les livreurs à vélo ou à scooter : tous affrontent des conditions de travail de plus en plus difficiles l’été. Même avec des pauses régulières, même en buvant de l’eau, l’organisme peut finir par céder. Parce que ce n’est pas seulement une question d’hydratation. C’est une question d’accumulation de chaleur dans le corps.
L’hydratation : indispensable, mais pas une solution miracle
On entend souvent dire que pour survivre à une canicule, il suffit de boire beaucoup d’eau. C’est vrai en partie. Mais c’est aussi plus compliqué que ça.
Boire trop d’eau, trop vite, peut provoquer ce qu’on appelle une intoxication à l’eau, ou surhydratation. Le taux de sodium dans le sang chute brutalement. Les cellules gonflent, notamment celles du cerveau. Les symptômes ressemblent à ceux de la déshydratation : maux de tête, nausées, confusion, vomissements. Dans les cas graves, cela peut entraîner des crises d’épilepsie, un coma, voire la mort.
Les personnes âgées et celles souffrant de maladies rénales ou cardiaques sont particulièrement à risque, car leur organisme élimine moins facilement l’excès d’eau. Le piège, c’est que les symptômes de la surhydratation imitent ceux de la déshydratation. Difficile de faire la différence sur le moment.
Alors, quelle est la bonne stratégie ? Les spécialistes recommandent de répartir sa consommation d’eau tout au long de la journée. Boire régulièrement, par petites quantités, plutôt que d’avaler plusieurs grands verres d’un coup. L’idéal est de ne pas dépasser un litre par heure, pour laisser le temps au corps de traiter cet apport.
Et bien sûr, l’eau ne fait pas tout. Il faut aussi éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes, porter des vêtements légers, se mettre à l’ombre, utiliser un ventilateur ou une climatisation si possible. Les solutions existent. Encore faut-il pouvoir les appliquer.



