Canicule de juin 2026 : plus de 1 000 décès supplémentaires en trois jours, l’alerte de Santé publique France

Plus de 1 000 décès supplémentaires depuis le 24 juin
Les premières données transmises par Santé publique France sont préoccupantes. L’agence « signale une augmentation du nombre quotidien de personnes décédées observée depuis le 23 juin 2026 sur la base des premières données de mortalité ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 1 200 décès, toutes causes confondues, ont été enregistrés pour la seule journée du 24 juin, puis plus de 1 400 décès quotidiens les 25 et 26 juin.
À titre de comparaison, on comptait environ 900 à 1 000 décès par jour en avril et en mai. Résultat : depuis le 24 juin, environ 1 000 décès supplémentaires ont été observés par rapport aux mois précédents, un excès de mortalité massif en l’espace de trois jours à peine. Et les autorités préviennent que ce bilan est loin d’être définitif. « La mortalité sera plus élevée que ces premières données », prévient l’agence, car les remontées statistiques prennent toujours quelques jours de retard. Autrement dit, le pire est peut-être encore à venir dans les prochains relevés.
Où la surmortalité est-elle la plus forte ?
Cette surmortalité touche l’ensemble du territoire, mais certaines régions sont nettement plus marquées que d’autres. Santé publique France cite notamment l’Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, la Bretagne, le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire. Les grandes agglomérations et les zones urbaines denses sont particulièrement exposées, notamment à cause de l’effet d’îlot de chaleur urbain : le bitume et le béton emmagasinent la chaleur le jour et la restituent la nuit, rendant les villes littéralement invivables lors de pics de température.
Les personnes âgées paient le plus lourd tribut
Le profil des victimes confirme ce que craignaient les épidémiologistes. 85 % des décès observés concernent les personnes de 65 ans et plus. Les effets de la canicule peuvent pourtant affecter toute la population, et les données montrent d’ailleurs que les augmentations concernent toutes les classes d’âges. Mais les plus âgés restent de loin les plus exposés, en raison de la déshydratation rapide, de l’hyperthermie et de l’aggravation possible de maladies chroniques préexistantes. Les personnes dépendantes et isolées cumulent les facteurs de risque et se retrouvent souvent démunies face à la montée des températures.



