Cancer du côlon chez la femme : 6 signes inhabituels ignorés pendant des années

5. Du sang dans les selles
C’est le signe le plus évocateur, et pourtant celui que l’on minimise le plus. Beaucoup de femmes l’associent immédiatement aux hémorroïdes ou à une fissure anale, surtout après une grossesse. Or, un saignement rectal peut provenir d’une tumeur du côlon. Le sang peut être rouge vif, mais aussi foncé, noirâtre, évoquant du goudron. Aucun saignement rectal ne devrait être considéré comme bénin sans examen. C’est un point non négociable.
6. La sensation d’évacuation incomplète
Ce symptôme est le moins connu du grand public. Il se manifeste par l’impression de devoir retourner aux toilettes juste après y être allé, comme si l’évacuation n’était jamais terminée. Une tumeur créant une obstruction partielle empêche le contenu intestinal de descendre correctement. Si cette sensation devient habituelle et s’accompagne d’efforts répétés, elle justifie une consultation.
Les facteurs de risque à connaître
Reconnaître les symptômes, c’est bien. Comprendre son propre niveau de risque, c’est encore mieux. Plusieurs éléments augmentent la probabilité de développer un cancer colorectal :
- L’âge : la majorité des diagnostics surviennent après 50 ans, même si les cas chez les moins de 50 ans augmentent préoccupamment depuis une décennie.
- Les antécédents familiaux : un parent proche atteint de cancer du côlon ou de polypes adénomateux double ou triple le risque.
- Les antécédents personnels : maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Crohn, rectocolite hémorragique) ou polypes déjà retirés.
- L’alimentation : consommation élevée de viandes rouges et transformées, faible apport en fibres, fruits et légumes.
- Le mode de vie : sédentarité, surpoids, tabagisme et consommation excessive d’alcool.
Certains de ces facteurs sont immuables, d’autres se modifient. C’est là que la prévention entre en jeu.


