Cancer de l’œsophage : “Mon médecin n’a pas écouté mes trois symptômes”, témoigne une femme de 65 ans en phase terminale

L’absence d’examens complémentaires
Dans son cas, aucun examen approfondi n’a été prescrit au début. Pas d’endoscopie, alors que c’est l’examen clé pour visualiser l’œsophage. Pas de bilan sanguin complet. Pas d’imagerie.
Lorsque, enfin, une endoscopie a été réalisée, la tumeur avait déjà atteint un stade avancé. Le cancer s’était propagé. Les options thérapeutiques étaient devenues limitées.
Ce qu’il faut savoir sur le cancer de l’œsophage
Les facteurs de risque
Le cancer de l’œsophage touche principalement les personnes de plus de 60 ans. Plusieurs facteurs augmentent le risque :
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Le tabac : facteur majeur, surtout associé à l’alcool
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L’alcool : lui aussi fortement impliqué
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Le reflux gastro-œsophagien chronique : l’irritation permanente de l’œsophage peut favoriser l’apparition de cellules anormales
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L’obésité
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Une alimentation pauvre en fruits et légumes
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Certaines prédispositions génétiques
L’importance du diagnostic précoce
Comme pour la plupart des cancers, le pronostic dépend fortement du stade auquel la maladie est détectée. À un stade précoce, la tumeur est localisée. Les médecins peuvent proposer une chirurgie d’exérèse, parfois complétée par une chimiothérapie ou une radiothérapie.
À un stade avancé, quand la tumeur a envahi les tissus voisins ou essaimé des métastases, les options se réduisent. Les traitements deviennent principalement palliatifs, visant à ralentir la progression et à soulager les symptômes.
Le test clé : l’endoscopie digestive
L’examen qui permet de visualiser l’œsophage et de détecter une éventuelle tumeur est l’endoscopie digestive haute (ou gastroscopie). Un tube muni d’une caméra est introduit par la bouche, ce qui permet d’examiner l’œsophage, l’estomac et le duodénum.
Si une anomalie est détectée, des biopsies peuvent être réalisées pendant l’examen afin d’analyser les tissus et de confirmer ou d’infirmer le diagnostic.
Cet examen est simple, rapide et peu invasif. Il devrait être proposé à toute personne présentant des symptômes persistants et évocateurs.



