Brigitte Macron face à Candace Owens : pourquoi la Première dame doit prouver son identité devant un tribunal américain

Le Delaware, terrain d’un combat judiciaire inédit
Pourquoi le Delaware ? Ce petit État de la côte est américaine est connu pour être un paradis juridique pour les entreprises, mais il offre aussi un cadre procédural qui permet ce type d’action. C’est donc là que la plainte a été déposée en juillet dernier. Brigitte Macron s’apprête à affronter une procédure particulièrement lourde, où elle devra démontrer son identité de femme.
Leur stratégie ? Fournir au tribunal des preuves photographiques et documentaires. Parmi elles, des clichés de ses grossesses et des documents attestant de sa maternité. Une démarche intime, exposée publiquement, mais que son avocat américain, Me Tom Clare, justifie sans détour : sa cliente est fermement déterminée à faire le nécessaire. Pour elle, il ne s’agit pas d’un caprice, mais d’une riposte nécessaire face à des accusations qui ne reposent sur rien.
Cette bataille judiciaire ne se limite pas à la sphère privée. Emmanuel Macron lui-même s’est exprimé sur le sujet, confiant à quel point ces rumeurs affectaient leur vie personnelle. Le président français a dénoncé la violence de ces théories complotistes, qui dépassent largement les frontières françaises. L’affaire est devenue un symbole : celui de l’impact des réseaux sociaux et des fake news sur la vie publique.
En France, une bataille judiciaire déjà engagée
Ce n’est pas la première fois que Brigitte Macron saisit la justice. En France, elle avait déjà poursuivi deux blogueuses, Amandine Roy et Natacha Rey, accusées d’avoir propagé cette théorie sur son prétendu changement de sexe. Condamnées en première instance, elles avaient finalement été relaxées en appel en 2025, au nom de la liberté d’expression. Une décision que la Première dame a contestée en se pourvoyant en cassation.
Ce détail a son importance. Il montre que Brigitte Macron refuse de laisser cette rumeur circuler sans riposte. Elle ne cherche pas seulement à faire taire ses détracteurs, mais à faire reconnaître juridiquement la fausseté de ces accusations. Une démarche qui, en France, se heurte à la protection de la liberté d’expression, mais qui trouve aux États-Unis un terrain juridique différent.
L’enjeu y est encore plus symbolique. Candace Owens, connue pour ses positions provocatrices, tente de faire rejeter la plainte en soutenant que le dossier ne relève pas de la compétence du Delaware. Elle continue de revendiquer sa liberté d’expression, tout en défendant ses déclarations comme de simples opinions. Un argument classique dans ce type de contentieux, mais qui pourrait ne pas suffire face à des accusations aussi graves.



